Il faut toujours apprendre à sacrifier le chemin qui ne mène pas à Rome

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Je viens de lire un billet intéressant de Paul Jun du blog Motivated Mastery qui s’intitule “Why Self-Delusions Are Part of Human Nature and How They Keep Us Alive”. Seulement, ce que j’ai trouvé d’intéressant à ce billet n’est pas tout le billet mais un seul paragraphe. L’auteur affirme que nous maintenons notre bonheur ou notre joie de vie en nous appuyant sur trois (3) illusions :

  • le biais de supériorité : nous nous jugeons plus éclairé, plus expérimenté, plus avisé que les autres… Chacun estime qu’il est unique.
  • l’illusion du contrôle : nous pensons toujours contrôler nos actions.
  • le biais d’optimisme : l’espoir anime toujours chaque être humain.

Fort heureusement, ces illusions n’ont pas toujours d’effets négatifs comme on peut le penser au premier coup. Néanmoins, elles nous conduisent le plus souvent à l’entêtement. Et cet entêtement peut mener à la gloire ou au précipice… Cela me permet d’annoncer le sujet de ce billet qui porte sur les choix difficiles qu’on est le plus souvent amené à faire dans l’orientation de notre vie.

Il arrive parfois qu’on se sente profondément concerné en lisant un livre, un article ou un post. Concerné par l’impression que l’auteur a choisi les mots justes pour traduire ce qui ressemblait à une brume dans le cerveau. C’est ce que j’ai ressenti en lisant un post de Ryan Holiday sur son blog : “How Dropping Out Of College Can Save Your Life”. La citation au début de l’article est bien choisie :

“One has to kill a few of one’s natural selves to let the rest grow — a very painful slaughter of innocents.” – Henry Sidwick.

Et l’introduction annonce la couleur :

You, the ambitious young person, how many of your natural selves have you identified yet? How many of them are suffocating? Are you prepared for the collateral damage that’s going to come along with letting the best version of you out?

En clair, combien de chemins a-tu sacrifiés pour avancer dans le chemin où tu es actuellement? combien de voies ont été sacrifiées pour suivre la voie actuelle? L’ambition multiplie les voies mais le choix oblige à être sélectif.

Because the future belongs to those who have the guts to pull the trigger.

Et oui! le futur appartient à ceux qui “tuent” une partie d’eux car nos ambitions font partie de nous, elles nous animent, nous poussent à l’action.

D’ailleurs, l’auteur affirme avoir quitté les études alors qu’il était brillant, quitter son poste de Directeur marketing dans une grande entreprise…et actuellement, il est auteur à succès et à l’abri du besoin, ayant plus de temps libre. Je préfère passer sur les détails que tout le monde peut lire dans le post.

En quoi ce post me concerne? Je dois commencer par dire que ce post traduit la prise de risques : on est amené parfois à prendre des risques pour avancer. Bien sûr, c’est toujours une décision difficile. C’est comme les dessins animés qu’on voyait tout jeune où le personnage principal, étant dans une pyramide à la recherche d’un trésor, ouvre une porte où se trouvent des scorpions, la referme et ouvre une autre porte croyant trouver le fameux trésor mais y trouve des cobras. Jusqu’à ce qu’il trouve à la fin le trésor.

Cette image traduit la prise de risques : en fermant une porte, on ne sait pas ce qui nous attend derrière la prochaine porte. Cela peut être plus pire. Certains préfèrent rester devant la première porte de scorpions, d’autres essayent deux, voire trois portes mais s’arrêtent, fatigués des sueurs froides et des épreuves difficiles traversées. Et pour finir, certains ne baissent pas les bras et finissent par trouver le trésor.

Dans votre activité de blogueur professionnel, vous serez le plus souvent amené à prendre des décisions difficiles : un changement d’emploi, une perte d’emploi, une recherche d’emploi, l’arrivée d’un enfant, une trajectoire de fiançailles ou de mariage,…etc vous amènent toujours à redéfinir votre calendrier éditorial. Il faut l’accepter et éviter de vouloir gagner à tous les tableaux. De plus, quand vous avez des projets pour un livre, une formation, un jeu, une application et autres, réaménager votre calendrier éditorial. Si vous publiez un article par jour, passez à un article par semaine. Sinon, le temps nécessaire à allouer sur le livre ne vous permettra pas de produire des articles de qualité chaque jour. Sachez faire des arbitrages. C’est cela qui fait la différence avec le blogueur amateur qui croit pourvoir tout faire et à la fin accuse un gros coup de fatigue qui peut l’amener au découragement. Il en est de même de toute activité dans la vie : l’ordre de priorité doit définir l’allocation du temps.

Pour revenir au thème principal de ce billet, qu’ai je sacrifié pour la voie actuelle ? 

– J’ai arrêté mes études de DEA, ce qui est actuellement nommé Master Recherche II dans le système LMD : Il me fallait régulièrement un revenu mensuel. Je l’ai quitté pour un emploi.

– J’ai quitté mon emploi d’auditeur dans un établissement de microfinance : il n y avait aucune perspective, ni de profil de carrière. Pour avoir ce statut, il fallait dégager l’horizon et tourner le dos à la stabilité acquise par cet emploi.

– J’ai quitté mon emploi de responsable logistique dans une entreprise de location automobile, emploi garanti pour intégrer une équipe projet pour le même poste, certes plus rémunéré que le précédent mais défini suivant le projet (6 à 7 mois). Plus de revenus avec une moindre stabilité.

J’ai réintégré une entreprise avec une stabilité, et je compte tôt ou tard sacrifier cette stabilité tout simplement parce que ma passion a toujours été d’être entrepreneur.

Rappelez-vous la citation de début d’Henri Sidwick :

“One has to kill a few of one’s natural selves to let the rest grow — a very painful slaughter of innocents.”

“Let the rest grow” : Pour que ma passion d’entrepreneur se réalise, je dois passer par ces sacrifices. Si vous avez un projet d’écrire un livre, sachez que vous devez passer moins de temps à la télé, dans les réseaux sociaux, à surfer sur Internet.

Pour terminer, je dois apporter certaines précisions :

Pour prendre des risques, il faut savoir où on va et ce qu’on veut vraiment : ça doit brûler de l’intérieur. Sinon, les épreuves difficiles qui ne manquent pas peuvent amener le découragement. Et pousser à l’abîme. A chacun de voir ce qui peut être associé au terme “abîme”.

Il est plus intelligent de se doter d’un matelas de sécurité avant de prendre des risques : une bonne épargne pour couvrir les besoins essentiels pendant une période déterminée. La réflexion et l’action me semblent plus productives quand on est à l’abri de besoins essentiels comme manger, dormir ou se vêtir.

L’ordre de priorité doit toujours définir l’allocation du temps.*

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Une réflexion sur “Il faut toujours apprendre à sacrifier le chemin qui ne mène pas à Rome

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