“Comprendre le Growth Hacking” : motivation (0)

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Lorsque j’ai commencé à écrire le livre “Le Secret des Blogueurs Qui S’enrichissent”, je disposais d’un ensemble d’informations sur les petits trucs et astuces que les blogueurs professionnels utilisaient pour gagner de l’argent sur Internet mais je n’étais pas satisfait bien que ces informations soient de premier ordre : il fallait les organiser de façon cohérente afin que le lecteur puisse assimiler et digérer facilement l’information.

L’organisation des contenus peut faire la différence entre un “bon” livre et un “mauvais” livre. J’aurai pu présenter ces idées par une liste, par questions-réponses, par problèmes-solutions,…etc. Il existe plusieurs méthodes d’organisation des contenus que j’ai déjà abordé ici. En réalité, c’était moins une méthode d’organisation des contenus que je recherchais, c’était plutôt une mise en relation de ces idées de bout en bout qui m’intéressais, c’est pour cela qu’il me fallait un cadre ou un modèle. Comme le dit Sean Johnson :

The best consultants codify their experience into frameworks, designed to abstract experience into principles that can be broadly applied to a variety of situations. By operating within frameworks, they’re able to quickly navigate complex problems and arrive at novel solutions. (…).Framework thinkers are able to bring clarity to situations. Good frameworks focus everyone’s thinking, allowing the team to drown out the noise and hone in on the questions that really matter.

(Tr.) Les meilleurs consultants codifient leur expérience dans des cadres, conçus pour résumer des expériences en principes qui peuvent être largement appliquées à une variété de situations. En opérant dans ces cadres, ils sont capables de traiter rapidement des problèmes complexes et d’arriver à des solutions novatrices. (…). Ceux qui utilisent ces cadres sont en mesure d’apporter plus de clarté devant des situations. Les bons cadres permettent à tout le monde de se concentrer dans la réflexion, et  à une équipe d’éviter le bavardage et la dispersion pour adresser les questions qui importent réellement.

C’est ce qui m’a amené vers le modèle développé par David McClure pour les startups, le Startup Metrics for Pirates… J’ai été ébloui par la simplicité de ce modèle avec son découpage en cinq étapes : Acquisition, Activation, Rétention, Référence, Revenu (AARRR). Toutes les idées rassemblées lors de mes recherches se ventilaient facilement entre ces cinq étapes. Cette simplification dans la présentation des idées vise à permettre au lecteur d’agir rapidement et efficacement : il nous faut toujours un modèle mental pour agir. J’aime à ce propos relever une phrase de Michel Volle qui m’a marqué :

L’automobiliste qui conduit dans la rue use d’une grille conceptuelle qui fait abstraction des détails de l’architecture et de la physionomie des passants, et ne retient que ce qui est nécessaire pour la conduite : obstacles, signaux, vitesses. Personne ne lui reprochera d’utiliser une grille qui appauvrit sa perception, car cet appauvrissement même est une condition de son efficacité de conducteur : pour qu’il voie le signal du feu rouge, il faut qu’il ne voie pas l’enseigne lumineuse placée à côté. Seulement, s’il use encore de la même grille conceptuelle lorsqu’il est descendu de voiture et marche dans la rue, il commet une erreur ; son observation n’est plus pertinente en regard de son action.

Une fois doté de ce modèle, la rédaction du livre est allée plus vite.

C’est ce modèle qui m’a amené à m’intéresser aux startups et surtout, en poussant les recherches, à me retrouver devant le “Growth Hacker Funnel”, qui est l’approche retenue par les startups pour leur croissance. J’ai été surpris de constater que c’était la même approche retenue par mon livre.

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Le “Growth Hacker Funnel” par Neil Patel de QuickSprout

Donc, en réalité, la stratégie utilisée aujourd’hui par les blogueurs n’est qu’une forme dérivée, et surtout, assez proche de la stratégie de croissance des startups.

Ce qui est intéressant, c’est le transfert de cette stratégie d’un domaine à un autre : utilisé par les startups, les blogueurs l’ont adopté et obtiennent de bons résultats.

C’est à partir de ce moment que j’ai commencé à faire des recherches sur le “Growth Hacking” et ce sont ces recherches que je vais vous présenter au fil des publications numérotées. Je ne vais pas “bombarder” devant vos yeux la définition du “Growth Hacking” d’un coup : j’ai opté pour une approche progressive qui vous permettra de saisir son importance à l’heure actuelle.

Ainsi, le prochain article vous présentera le “Business Model Canvas”. Je suis convaincu que le buzz qu’a suscité le “Growth Hacking” est justifié même comme certains l’ont assimilé à un épiphénomène confiné à un petit groupe d’experts et leurs affidés dans les réseaux sociaux… Pour ma part, je pense qu’au regard des recherches que j’ai mené, on peut accorder non seulement du crédit, mais de l’avenir au “Growth Hacking”. C’est la raison pour laquelle je présenterai, au fil des prochains billets publiés sous la catégorie “Growth Hacking”, les arguments qui viennent soutenir cette position.

C’est surprenant que cela soit bien timide dans la blogosphère francophone. Cette série est là pour apporter une contribution à la connaissance de ce nouveau champ qui a déjà créé et crée des emplois non seulement aux Etats-Unis, mais partout dans le monde.

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