C’est quoi le SEO (2) ?

search-engine-optimization-411104_640

Aujourd’hui, je compte monter en puissance puisque dans un récent billet, nous nous sommes efforcé de jeter les bases du SEO. Il faut dire que le sujet n’est pas du tout facile et ses frontières sont plus mouvantes. Ce qui avait marché il y a un an ne donne pas satisfaction aujourd’hui.

Bien que nous ayons axé l’article précédent sur les mots-clés qui occupent une place centrale dans toute stratégie de SEO, le SEO ne saurait se résumer à une optimisation basée exclusivement sur les mots-clés utilisés lors de nos requêtes dans les moteurs de recherche.

Le SEO demande de comprendre comment un moteur de recherche fonctionne. Nous avons déjà parlé de cela ici. Néanmoins, on peut résumer en disant qu’un moteur de recherche :

  1. collecte toutes les pages web dans un moteur de recherche : adresse et titre de la page, métadonnées, contenu de la page, les liens internes et externes de la page (…)image Illustration des niveaux d’informations collectées par un moteur de recherche, par SAPGURU.
  2. indexe toutes les pages dans une base de données : une fois les pages collectées, il faut les classer pour pouvoir les retrouver facilement. Et ainsi, chaque page est indexée avec des mots-clés. Par exemple, les pages qui parlent de mangue sont indexées avec le mot-clé “mangue”, si vous parlez d’ananas dans votre page, votre page est indexée avec le mot-clé “ananas”,…ainsi de suite.
  3. affiche les résultats de la recherche : Lorsque vous voulez une information, vous tapez un mot dans la barre de recherche, et vous obtenez les résultats.

imageLe mot de la recherche “le secret des blogueurs” à Google… On peut voir le lien de la page de mon livre à Amazon

Seulement, il y a une inconnue dans ma présentation. Le moteur de recherche indexe les pages collectées suivant les mots-clés. Mais comment il range ces pages indexées ? Prenons notre exemple, Google indexe toutes les pages qui parlent de mangue avec le mot-clé “mangue”. Si Google a 15 000 pages web avec le mot “mangue”, qui sera le 1er, 2ème, 3ème,…etc. Ce classement est important puisqu’au résultat de recherche, on compte peu d’internautes qui vont au delà de la première page.

Brian Dean, du site Backlinko, a présenté une étude solide sur la liste des 200 critères utilisés par Google pour classer un site. Ces critères peuvent être liés au mot-clé de la recherche, mais pas tous. Ainsi, pour un résumé, on a les critères liés au :

  • Nom de domaine : La présence d’un mot-clé de la recherche d’un internaute sur l’adresse du site est importante. Si par exemple, vous tapez “Coca Cola” dans le box de recherche de Google, vous verrez à la première page le site internet de la multinationale, http://www.coca-cola.fr/. Bien sûr, il y a d’autres critères comme l’ancienneté du nom de domaine (un nouveau venu ne peut pas peser comme un ancien), la date d’expiration du nom de domaine (puisqu’on achète les noms de domaine, si votre nom de domaine expire dans une semaine, Google peut vous faire disparaitre des premiers résultats pour éviter à ses utilisateurs de trouver une page non disponible), ou encore l’extension pays du nom de domaine par exemple avec .fr pour la France ou .cn pour la Chine…
  • La page du site web : Ici, on a des critères liés à la présence du mot-clé sur le titre de la page ou la description de la page (libellés, tags), la fréquence d’utilisation du mot-clé dans le contenu de la page, la longueur du contenu, la vitesse de chargement de la page, la qualité des images de la page, le taux de duplication des contenus (normalement, il doit être nul puisque vous ne devez pas avoir le même contenu dans plusieurs pages du sites), la date de la dernière mise à jour de la page, l’ordre de présentation du mot-clé (une recherche avec le mot-clé “aime femme” n’est pas la même avec “femme aime”), le nombre et la qualité liens d’autres sites qui pointent vers la page du site, la grammaire, la ponctuation, l’adresse de la page, la catégorie de la page dans votre site, le type de contenu de la page (texte, image, audio, vidéo), les sources et les références citées dans la page, les puces et les listes numérotées ainsi que l’âge de la page.
  • Le site : Google tient aussi compte de critères liés au site comme l’architecture du site (site bien structuré et contenus bien organisés), le nombre de pages du site, la fréquence de mise à jour des contenus du site, la page de contact du site (important car cela montre le caractère sérieux du site puisque l’identité de l’administrateur est révélée), la présence d’un plan du site, le temps d’indisponibilité du site pour maintenance, la localisation du serveur (où est hébergé le site), la qualité de la navigation du site, l’optimisation du site pour le mobile, l’âge des liens internes au site, la qualité des liens qui pointe vers votre site (Google estime que si un site fait mention, à travers un lien, de votre site ou d’une page de votre site, c’est que son contenu fait autorité. Attention, cela est pondéré…Cela ne peut pas être la même chose si le site de l’Elysée ou de la Maison-Blanche fait référence à votre contenu que le dernier-né des sites ou blogs…), le nombre d’abonnés de réseaux sociaux à votre site, ou encore mot-clé dans le titre du site.
  • L’interaction avec utilisateur : Ici, les critères tournent autour du trafic vers votre site (plus un site est visité, plus il y a de fortes chances qu’il soit intéressant), du taux d’abandon du site une fois ouvert (si 9 utilisateurs sur 10 ferment la page de votre site 20 secondes après l’avoir ouvert, pourquoi voulez-vous que Google continue à le recommander à d’autres ?), le taux de retour des utilisateurs (plus d’utilisateurs retournent visiter votre site, plus vos ressources sont considérées comme des références), le nombre de commentaires.

J’ai préféré limiter mon propos aux critères facilement compréhensibles par le commun des mortels mais je vous assure qu’il y a des critères pour “initiés”, très techniques et je n’ai pas voulu m’épancher là dessus. Toutefois, vous pouvez toujours aller jeter un coup d’œil sur l’étude de notre ami Brian Dean, spécialiste de la question.

Comme je l’ai dit plus haut, Google ne se limite pas au mot-clé pour classer une page en première position. Certes, le mot-clé occupe une place centrale, puisque le mot-clé donne une indication du contenu de la page, contenu qui est proposé dans les résultats des requêtes que nous faisons tous les jours en surfant sur Internet. La densité d’un mot-clé, c’est à dire le nombre de fois où le mot-clé apparait dans une page, apparait ainsi comme un indicateur à Google que la page contient effectivement du contenu sur le mot-clé. Seulement, il ne dit rien de la qualité de la source… puisque n’importe qui peut écrire une page web. N’importe qui peut ouvrir un blog à Blogger ou WordPress et se mettre à écrire sur le sujet voulu. Si vous écrivez sur votre vie personnelle ou sur un sujet où vous avez une expertise, pas de problème. Seulement, il y a des gourous, illuminés et autres marginaux qui peuvent écrire tout et n’importe quoi sur un sujet qui ne fait plus débat. Le souci de Google ou autre moteur de recherche est de présenter à ses utilisateurs des résultats de recherche fiables et crédibles de source. Comment y arriver ?

Pour y arriver, Google fait confiance aux utilisateurs du Web. En clair, lorsque plusieurs personnes visitent régulièrement une page web contenant un mot-clé précis, cela veut dire que cette page web a autorité sur le mot-clé.

Pour y arriver aussi, Google fait confiance à la structure du web. Le web est structuré en plusieurs pages web liés entre eux, les fameux liens que nous cliquons qui nous conduisent de page web en page web. Ainsi, si pour un thème donné, un sujet donné, plusieurs sites web pointent un lien vers votre site ou page web, Google considère que cette page web est une référence dans le sujet ou thème abordé. C’est comme si les autres sites web vous avaient voté pour le sujet. Le vote ici étant la présence du lien qui se dirige vers votre page. Vous n’avez pas les liens vers votre page par fantaisie. C’est justement parce que votre page est une ressource importante au regard du thème traité. C’est la raison pour laquelle vos contenus doivent être des références sur les sujets traités. En étant des références, plusieurs sites citeront vos contenus et du trafic y sera drainé naturellement. Il y a des sites qui ont juste des dizaines de pages web et qui drainent plus de trafic que de sites avec des contenus publiés quotidiennement.

Le SEO est domaine très vaste et vous pouvez le parcourir avec quelques ressources utiles pour en savoir plus :

  1. Le reférencement naturel (SEO), CCM (Comment Ca Marche), 2014.

Fort heureusement, des outils SEO existent pour vous accompagner dans l’optimisation de vos pages pour les moteurs de recherche, des outils conçus par des professionnels qui scrutent vos écrits avant publication et préconisent les corrections à faire pour les rendre SEO-Friendly, SEO compatibles…Cerise sur le gâteau, ces outils sont gratuits. Voilà une sélection de quelques outils et je vous assure qu’avec un peu de ténacité, vous en trouverez plein sur le web.

Commençons par le premier, le plus recommandé, WordPress SEO, disponible pour ceux qui tourne leur blog sous WordPress, en hébergement.

image

Un autre outil SEO pour analyser vos pages, MozBar, utile quelque soit la plateforme où tourne votre blog.

image

Voilà les deux outils que je vous recommande. Si vous souhaitez aller plus loin et choisir vous-même vos outils, allez vers la ressource suivante : “The 100 Best Free SEO Tools & Resources for Every Challenge – Interactive”. Dans cet article, on a sélectionné pour vous les 100 meilleurs outils SEO gratuits. Le web est un gisement inimaginable et inépuisable de ressources. Ne vous laissez pas distraire par des formations formatées facturées à prix d’or. Allez à la découverte, même comme ce vœu est pieux, la facilité guettant chacun de nous à chaque instant.

20 « Le Secret des Blogueurs Qui S’enrichissent » déjà disponible à AMAZON

Publicités

C’est quoi le SEO (1) ?

search-engine-411105_640

Hier, nous avons présenté l’e-marketing comme se résumant en 04 points : le SEO, les réseaux sociaux, le marketing de contenu et la publicité en ligne.

Aujourd’hui, nous allons commencer par le SEO, acronyme qui signifie “Search Engine Optimisation”, qu’on peut traduire par optimisation des moteurs de recherche. C’est ce qu’on appelle communément en français “référencement”. Mais pour mieux le comprendre, commençons par le commencement…

Connecté en ligne, surfant sur Internet, lorsque vous avez un problème à résoudre ou information à rechercher, où vous vous dirigez en premier ? Quelle action vous pensez instinctivement ?

Naturellement vous allez vers un moteur de recherche. Google par exemple… ou vous vous connectez sur Facebook, Twitter, ou Linkedin pour avoir une réponse par vos amis ou connaissances. Même en recourant aux amis, on aimerai toujours avoir plusieurs ressources ou des informations diverses pour voir si cela sied à nos attentes. Et cela passe toujours par un moteur de recherche qui a l’avantage d’offrir rapidité et discrétion dans l’obtention des informations, ce qui peut être difficile pour certaines questions qu’on ne souhaite demander aux connaissances ou encore qu’on peut perdre du temps à attendre qu’elles se connectent. Voilà pourquoi les moteurs de recherche sont incontournables aujourd’hui.

Prenons le dernier baromètre des moteurs de recherche de la société AT Internet, un des acteurs majeurs mondiaux du Web Analytics pour le mois de Juillet 2014 (sur les parts de marché en France, Espagne, Allemagne et Royaume-Uni) :

Search engine - July 2014

Et à lecture des baromètres sur une année, mois par mois, également disponibles sur le site internet d’AT INTERNET, on constate que cette tendance observée pour le seul mois de Juillet 2014 n’infléchit pas.

Cela veut juste dire que lorsqu’un utilisateur se connecte sur internet pour chercher une information qui va solutionner un de ses problèmes, plus de 90% s’adressent à Google, principal moteur de recherche.

Même si on envisage les choses outre-atlantique, Google est toujours leader. Aux Etats-Unis où la bataille est plus rude, Google s’en sort, d’après le dernier ComScore qSearch (Comscore est le leader mondial pour les outils de mesure d’activité sur internet.) avec 67,3%, loin devant Bing de Microsoft à 19,4% et Yahoo Search à 10%.

Conscient de cet état, tous ceux qui veulent vendre n’ont qu’une idée en tête : augmenter leur visibilité sur Google. Comment ils le font, c’est cela que nous verrons à la suite.

Mais avant d’en arriver là, il faut comprendre comment Google fonctionne et surtout comprendre ce qu’est un moteur de recherche.

C’est quoi un moteur de recherche ?

Un moteur de recherche est tout simplement une base de données où sont indexées toutes les pages web disponibles sur la toile, à l’image d’un annuaire ou d’un dictionnaire. Seulement, assimiler un moteur de recherche à une base de données est un abus, comme on peut le constater à travers la définition de la fonction d’un moteur de recherche qu’en fait le site Interstices, la revue de culture scientifique en recherche informatique de l’INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique) :

“Une base de données a une structure prédéfinie qui permet d’en extraire des informations, par exemple « nom, rue, code postal, téléphone… ». Le web, par contre, est peu structuré : c’est une immense collection de textes de nature variée. Toute tentative de classification semble vouée à l’échec, d’autant plus que le web évolue rapidement : une multitude d’auteurs ajoutent constamment de nouvelles pages et modifient les pages existantes. Pour trouver une information dans ce gigantesque ensemble, l’utilisateur pourra lancer une recherche de mots-clés. Ceci nécessite une certaine préparation pour être efficace : le moteur de recherche copie préalablement les pages web en mémoire locale et trie les mots par ordre alphabétique. Le résultat est un annuaire de mots-clés avec leurs pages web associées. Pour un mot-clé donné, il y a en général des milliers de pages correspondantes (plus de cinq millions pour « matrice », par exemple). Comment aider l’utilisateur à repérer les résultats potentiellement intéressants ? Comment classer les réponses par ordre de pertinence ?”

En clair, un moteur de recherche collecte les pages, sélectionne les pages pertinentes, puis range ces pages par ordre de pertinence. C’est ce dernier point qui est important car la pertinence est une variable à définir. Par exemple, Le moteur de recherche Google classe ces pages grâce à un algorithme tenu secret mais qui tient compte de pas moins de 200 facteurs pour définir l’ordre d’importance d’une page, la pertinence d’une page web.

L’entreprise MOZ, spécialiste du SEO (Search Engine Optimization), a fait une étude sur les points de classement des moteurs. Elle a retenu dans son étude 80 facteurs de classement d’une page…

Peut-on alors raisonnablement tenir compte de ces 80 facteurs de classement sur sa page pour être plus pertinent que des pages concurrentes? Heureusement non. Car chaque facteur est pondéré dans l’algorithme de classement : Il y a des facteurs plus importants que d’autres.

image

Ici, un extrait de la page relative à l’étude de Moz. On a plus haut les facteurs regroupés par catégories et plus bas leur importance dans le score final de l’ordre de pertinence de la page.

Il faudrait savoir que ces facteurs de classement des pages ne sont pas statiques. Les moteurs de recherche tiennent compte de l’évolution des pratiques et des usages du Net. Si avant, les réseaux sociaux n’avaient pas de poids dans la pertinence d’une page, il est clair qu’aujourd’hui, cette donne n’est plus la même. Avant l’arrivée de Youtube, la pertinence était différente. Elle a été redéfinie avec le succès de Youtube…

Ainsi, l’algorithme de classement des pages par ordre de pertinence évolue dans le temps. Les e-marketistes sont vigilants quant à cette évolution… Un changement de critères peut reléguer votre site ou blog de promotion de la première page à la dixième. Et c’est clair que le trafic peut en pâtir…

image

Ici, sur le site de MoZ, qui fait un suivi de l’évolution des facteurs de l’algorithme du leader Google

Dans ces conditions, il n’est pas difficile de comprendre ce que font ces e-marketistes pour attirer du trafic : Il optimise pour les moteurs de recherche.

L’optimisation de votre blog pour un moteur de recherche

Pour illustrer ce point, nous allons prendre, pour l’exemple, le moteur de recherche Google, à raison. Comme relevé plus haut, Google reste encore le leader dans ce créneau. Ainsi, comment faire pour accroitre sa visibilité à Google? Comment faire pour drainer du trafic vers son site? Si vous créer un site ou un blog et prenez la peine de consulter votre trafic mensuel, vous vous poserez à coup sûr cette question tôt ou tard. Il est important de mesurer l’activité sur votre site, j’y reviendrai dans un prochain article.

C’est quoi l’optimisation pour un moteur de recherche ?  Plus haut, en abordant la question du moteur de recherche, j’ai présenté la définition de la fonction d’un moteur de recherche selon Interstices, la revue de l’INRIA, et vous avez sûrement fait attention à la phrase :

le moteur de recherche copie préalablement les pages web en mémoire locale et trie les mots par ordre alphabétique. Le résultat est un annuaire de mots-clés avec leurs pages web associées.” .

J’ai souligné cette dernière phrase car elle est à la base de l’optimisation. La fondation de base de l’optimisation est le mot-clé. C’était cela à la base avant que les usages du web amènent les algorithmes de classement des moteurs de recherche à intégrer la montée en puissance des réseaux sociaux (Facebook, Twitter), de la vidéo (Youtube) ou de la photo (Flickr, Instagram, Pinterest,…) dans la notoriété d’une page web. Néanmoins, le facteur “mot-clé” reste et restera toujours important dans la classification et la compétition se joue là dessus.

Garder vos deux yeux ouverts sur les mots-clés…

Pour mieux illustrer cela, supposons que vous voulez savoir comment gagner de l’argent sur internet avec un blog, vous faites une recherche là dessus sur Google. Voilà ce qui se présente :

recherchegoogle01

Comme vous pouvez le voir ci-haut sur cette image illustrée, vous avez, pour le mot-clé “gagner de l’argent avec blog”, le résultat de toutes les pages indexées avec ce mot-clé. Google vous informe qu’il a indexé 1 180 000 pages avec ce mot-clé… Sur la partie supérieure des résultats et sur la marge droite, vous avez les publicités : ce sont les entreprises ou institutions qui mènent une campagne publicitaire en achetant ce mot-clé à Google pour une période donnée, ce qui constitue l’essentiel des revenus de Google. Nous allons voir cet aspect plus tard lorsqu’on parlera de la publicité en ligne, autre pilier de l’e-marketing.

Plus bas sur la page des résultats de la recherche Google, vous avez quelque chose de plus intéressant pour la suite :

recherchegoogle02

On a une présentation des mots-clés proches du mot-clé de la recherche en cours : “gagner de l’argent avec youtube”, “gagner de l’argent avec facebook”, “gagner de l’argent avec amazon”… etc.

Essayez de voir le nombre de pages indexées avec quelques uns de ces mots-clés :

recherchegoogleyoutube Ici, recherche avec le mot-clé “gagner de l’argent avec youtube”

recherchegooglefacebook Ici, recherche avec le mot-clé “gagner de l’argent avec facebook”

recherchegoogleamazon Ici, recherche avec le mot-clé “gagner de l’argent avec amazon”

Récapitulons :

Avec le mot-clé “gagner de l’argent avec blog”, on a 1 180 000 pages au résultat de la recherche,

Avec le mot-clé “gagner de l’argent avec youtube”, on a 784 000 pages au résultat de la recherche,

Avec le mot-clé “gagner de l’argent avec facebook”, on a 1 420 000 pages au résultat de la recherche,

Avec le mot-clé “gagner de l’argent avec amazon”, on a 507 000 pages au résultat de la recherche.

C’est ici que cela commence à être intéressant : si les pages de votre site traite du gain d’argent sur Internet avec un blog, il est clair que vous viendrez ajouter votre page sur les 1 180 000 pages. Et passer à la première page dans le classement ne sera pas facile. Il sera en revanche plus facile d’atteindre la première page en axant votre site sur “comment gagner de l’argent avec amazon?”… Et là encore!.

Dans ce cas que font les e-marketistes? il évalue la compétition sur les mots-clés avant de créer un site ou un blog, et même lorsque c’est créé, avant de créer une page du site. C’est une information qui ne guide pas leurs actions mais qui aide à optimiser le site ou blog pour le moteur de recherche.

La question que vous vous posez surement à ce moment est de savoir l’objectif de toute cette gymnastique autour des mots-clés. C’est simple : il s’agit de viser le trafic que peut générer un mot-clé dans un temps donné. C’est ce trafic qu’on cherche à orienter vers son site web ou son blog. C’est comme à la télé, à la radio ou dans n’importe quel autre média, on ne positionne ses annonces publicitaires que là où il y a l’audience visée.

Si l’audience d’un mot-clé est élevée, il y aura beaucoup de compétition là dessus, si l’audience est moindre, la compétition sera faible. Comment évaluer l’audience d’un mot-clé? la compétition des pages sur un mot-clé?

Heureusement, Google a mis au point un outil gratuit pour faire ce genre d’analyse sur mot-clé : Google Keyword Planner, l’outil de planification des mots-clés de Google.

googlekeyword

Bien sûr, Google ne l’a pas fait par pure philanthropie. Il le fait pour ses potentiels clients qui souhaitent mieux ajuster le choix des mots-clés, support de leurs campagnes publicitaires. Il n’empêche, il est gratuit et à la portée de tous. Il suffit juste de disposer d’un compte Google.

Une fois votre compte activé à Google, vous pouvez accéder à cet outil et il se présenter ainsi :

keywordplanner00

Cet outil est très intuitif comme Google sait le faire. Pas besoin de remplir cet article de copies d’écran. Néanmoins, illustrons notre propos avec le mot-clé de départ : “gagner de l’argent avec blog”. Nous voulons avoir une idée de l’audience sur ce mot-clé. On sélectionne juste le deuxième item “Obtenir les statistiques relatives…” et une fenêtre apparaît où on peut écrire son mot-clé. Observer que plus bas, un ciblage est proposé. On peut circonscrire sa recherche à un pays ou exclure certains mots de sa recherche.

keyword_gagner_argent_avec_blog

On peut valider pour obtenir le résultat suivant :

image

On peut voir le nombre de recherches mensuelles et le niveau de concurrence : il est moyen. Malgré le nombre élevé de pages indexées qui est de 1 100 000, l’audience est assez faible : peu de personnes y font de la recherche. Si vous avez une stratégie de niche, ce mot-clé fera l’affaire. Si vous avez une stratégie de masse, il n’est pas porteur pour vous.

Comme vous venez de le voir, l’important est d’avoir une stratégie. C’est cela qui guidera vos actions. Vous pouvez voir dans la copie d’écran ci-dessus, à votre gauche, plus précisément au coin supérieur gauche, un menu “ciblage”. J’ai rappelé dans mon dernier billet que le ciblage plus personnalisé était l’argument le plus mis en avant par les entreprises dont le business model est basé sur la publicité en ligne. Pour Google, vous pouvez faire un filtre par pays, langue. De même, vous pouvez élargir le ciblage au delà de Google ou exclure certains mots-clés. De même que vous pouvez, dans le menu “Période” élargir ou restreindre la période de couverture de l’audience du mot-clé. Au centre, remarquez la colonne “Enchère suggérée”. Dans cette colonne, vous avez une estimation du CPC (Cout par Clic), le prix payé par l’annonceur aux moteurs de recherche pour chaque clic sur votre annonce dans un résultat de recherche qui amène un visiteur vers votre site internet. Si vous achetez ce mot-clé à Google, vous allez le reverser ce montant pour chaque clic à partir de Google qui amène un visiteur à votre site.

Pour résumer, il est important d’effectuer des recherches sur les mots-clés, choisir un mot-clé et approfondir les recherches pour ce mot-clé (mot-clé similaire, synonymes,…etc). Notre objectif était de présenter l’importance du mot-clé pour attirer le trafic. J’ai d’ailleurs fait une étude de cas assez approfondie pour vous montrer comment des escrocs construisaient des sites pour attirer des naïfs qu’ils dépouillaient avec une stratégie bien rôdée. Cette stratégie commençait par les mots-clés. Vous pouvez retrouver l’étude ici. Revoyons cet aspect de “mot-clé” en pratique.

Le mot-clé dans la pratique

Comme nous l’avons dit plus haut, l’algorithme de classement de Google tient compte de plus de 200 critères pour déterminer quel rang attribuer à un site. Ces critères ne sont pas faciles à comprendre, ce qui les rend encore difficile à mettre en œuvre pour maximiser son rang. Néanmoins, on peut toujours avoir une idée sur la façon donc Google procède pour classer une page.

rank-factors-pie-2013

 Ici, Moz s’éssaie à déterminer le poids des critères de classement.

Plusieurs experts en SEO (optimisation pour moteurs de recherche) avancent que Google tient compte :

  • du nom de domaine :

Les noms de domaine qui commencent avec leurs mots-clés cibles ont plus de poids que ceux qui n’en n’ont pas. Les e-marketistes font attention au nom attribué au site ou blog au moment de la création. Prenez Olivier Roland, un blogueur professionnel assez connu, son blog est http://blogueur-pro.com/.

sitedomainesearch Les premières pages de la recherche contiennent au moins un élément du mot-clé de recherche

Imaginez que vous faites une recherche sur “Coca Cola” à Google et aucun des sites de l’entreprise Coca-Cola n’apparaissent en première page…

image

Non seulement Coca-Cola s’assure d’être premier dans les résultats de recherche, mais l’entreprise a acheté le mot-clé à Google…par mesure de prudence. Le blog qui a son annonce publicitaire juste au dessus de celle de Coca-Cola a du faire un petit hold-up sur le mot-clé “Coca-Cola” afin de capter pendant une période l’audience de ce mot-clé.

  • de la page du site ou du blog :

Pour ce niveau, Google tient compte de la présence du mot-clé sur le titre de la page (par exemple le titre de votre billet), de la fréquence d’utilisation du mot-clé dans le contenu de la page (plus un mot-clé est utilisé, plus le robot de Google estime que c’est le thème central de votre billet), de la taille du contenu de la page (l’algorithme de Google estime que plus un contenu est dense, plus il est précis et explicite sur l’information ciblée par le mot-clé), de la présence d’une illustration à l’exemple d’une image dans la page (la présence du multimédia ajoute de la qualité à un contenu, estime Google).

pagelevelsearch Ici, on peut voir non seulement l’importance du mot clé dans le titre de la page mais aussi dans l’URL de la page. Refaites l’expérience si vous le souhaitez de ce mot-clé et cliquez sur ces premières pages, vous verrez que les contenus de ces pages sont denses, parsemés d’images et de graphiques, avec une fréquence d’utilisation élevée du mot-clé de recherche.

  • du site ou du blog dans son ensemble :

Et oui, comment tenir compte uniquement de la partie qui est la page sans tenir de l’ensemble qui est le site? En tout cas, Google ne se contente pas seulement de regarder la page qui parle de son mot-clé, il prend en compte certains paramètres liés au site comme l’architecture du site (le site est-il organisé?), la mise à jour des contenus du site (publiez-vous régulièrement des contenus?), le nombre de pages du site (pour évaluer si votre site peut être une référence pour des informations liées au mot-clé), la présence d’une page de contact (un site avec des informations de contact ou des renseignements sur le promoteur est mieux crédible pour Google…).

  • des liens de retours :

C’est un aussi un autre point important pour Google. Les liens de retours ou “backlinks” en anglais constituent l’ensemble de liens extérieurs qui pointent vers des pages de votre site. En quelque sorte, il s’agit de liens de référence de pages de votre site ou blog. Google estime que si un site fait mention, à travers un lien, de votre site ou d’une page de votre site, c’est que son contenu fait autorité. Attention, cela est pondéré…Cela ne peut pas être la même chose si le site de l’Elysée ou de la Maison-Blanche fait référence à votre contenu que le dernier-né des sites ou blogs… Plus un site ayant un rang élevé fait référence au contenu de l’une de vos pages, plus cette page aura du poids dans le classement. Plus on cite votre page, plus il est mieux classé. Il ne faut pas aussi oublier que la position du lien de retour joue aussi. Ce n’est pas la même chose quand le lien se trouve dans le corps du texte de la page que dans le pied de page ou dans le blogroll (la liste des blogs recommandés par exemple). Le lien de retour dans le corps du texte implique que ce lien est concerné par le contenu publié. Ailleurs, ce n’est plus la même chose.

  • des réseaux sociaux :

Ici, Google tient compte de l’emprise des réseaux sociaux dans les usages web d’aujourd’hui. Plus une page est partagée, plus son rang progresse. Le nombre de Like (J’aime) Facebook, le nombre de tweets (Twitter), de plus (Google+), de Pin’s (Pinterest)… Tout cela est pris en compte par Google pour déterminer la pertinence d’une page.

socialsignals Il est clair que ces pages sont plus pertinentes pour Google (ici, le blog http://blogueur-pro.com/)

Nous avons vu que le mot-clé est à la base de l’optimisation pour les moteurs de recherche. C’est le fondement de l’optimisation. Mais je dois aussi vous informer que Google veille à ce que les règles du jeu soient respectées. De la même manière que Google classe, il faut aussi savoir que Google déclasse les pages qui ne respectent pas certaines règles. Vous dupliquez du contenu? Google vous déclasse. Vous vous contentez de remplir votre page avec des mots-clés au lieu de vous concentrer sur la qualité du contenu, vous serez déclassé. Jouer le malin n’aboutit à rien car l’algorithme de classement de Google est mis régulièrement à jour pour déjouer les tactiques des malins et croyez-moi, il ne rigole pas avec les malins. La sanction ne se limite pas seulement au déclassement, cela peut même aller jusqu’au bannissement du site du moteur de recherche! Dans tous les cas, pour éviter cette situation, Brian Deck, Expert SEO et fondateur de BackLinko, résume toute l’activité d’optimisation pour les moteurs de recherche en trois points :

  • Votre habileté à trouver les mots-clés où la compétition est faible et le taux de conversion élevé,

  • Votre habileté à créer des contenus populaires et soutenus (crédibles) autour de ces mots-clés,

  • La promotion que vous allez faire pour ce contenu afin que les personnes puissent le diffuser et étendre son audience au delà d’autres sites plus crédibles.

C’est seulement à ce prix que vous pourriez vous faire une place pour votre site au soleil de Google.

Le mot “trafic” peut égarer plus d’un. Quand on parle de “trafic”, il s’agit de personnes comme vous et moi connectées sur Internet. Certains se connectent pour trouver une information, d’autres pour des rencontres, d’autres pour visionner un film, voir un clip,… et parfois un peu de tout à la fois. Il se trouve que jusqu’à une époque récente, les moteurs de recherche étaient la principale porte d’entrée du web… Pour paraphraser la célèbre boutade attribuée à Platon, “Nul ne pouvait entrer dans Google s’il n’était surfeur”… A peine votre navigateur ouvert, vous tapiez frénétiquement “http://www.google.fr”. Aujourd’hui, les choses ont changé…

Les choses ont changé avec la montée en puissance des réseaux sociaux dans les usages actuels des internautes, bien que cela soit un peu discutable pour certaines tranches d’âge. Néanmoins, la progression actuelle des utilisateurs des réseaux sociaux marque une tendance forte et irréversible.

facebook usersSource : Facebook, 2014.

Dans ces conditions, l’optimisation pour le moteur de recherche ne suffit plus : il faut aussi optimiser son site pour les réseaux sociaux. Ce sera l’objet d’un prochain article. On peut retenir tout simplement que la base de l’optimisation, c’est le mot-clé. C’est le support de toute bonne stratégie d’optimisation.

JESUSPAD001 « Le Secret des Blogueurs Qui S’enrichissent » déjà disponible à AMAZON

C’est quoi l’e-marketing ?

marketing-strategies-426545_640 

Ce billet s’inspire fortement du cours “Introduction to Digital Marketing” du site de formation GURU99.

Durant des siècles, le client a toujours été la principale préoccupation du marketing. Les produits et les services changent, la manière de les délivrer changent, mais la stratégie reste la même : c’est le client qui est au centre.

Avec la révolution informatique, les choses ont changé. La manière d’atteindre le client par les méthodes de marketing a changé. Avant, on devait passer par les médias traditionnels : presse, radio, télévision, affiches. Aujourd’hui, d’autres nouveaux médias sont nés avec la forte pénétration d’internet et des réseaux sociaux qu’on observe actuellement. C’est cela qui a entrainé la naissance du e-marketing. Ainsi, comme dans la méthode traditionnelle de marketing où on allait de porte en porte convaincre les personnes de l’utilité des produits, on peut aussi passer par les « Likes » de Facebook et les « Followers » de Twitter pour faire une campagne similaire.

L’e-marketing se résume en 04 points :

1. Les médias sociaux : Vous pouvez utiliser les médias sociaux comme Facebook et Twitter pour interagir avec la base de clients. Ces médias peuvent être des supports pour une campagne de lancement de nouveaux produits, pour informer de périodes promotionnelles pour booster vos ventes.

2. Le SEO : acronyme qui signifie « Search Engine Optimization » ou encore optimisation des moteurs de recherche. Ce qu’on appelle communément le référencement. Le site internet « Comment ça marche » qui y a consacré un long dossier définit le référencement comme :

« (…) l’ensemble des techniques permettant d’améliorer la visibilité d’un site web :
– soumission (en anglais submission) consistant à faire connaître le site auprès des outils de recherche ;
– positionnement (en anglais ranking) consistant à positionner les pages d’un site en bonne position dans les pages de résultat pour certains mots-clés ; »

Moi-même, J’ai déjà eu à consacrer un long billet pédagogique sur le SEO que vous pouvez consulter ici.

3. Le marketing de contenu : le but du marketing de contenu est d’attirer et retenir les clients en créant régulièrement des contenus de qualité. Ces contenus peuvent aussi inciter les clients potentiels à passer à l’action. Le marketing de contenu est plus important aujourd’hui car plusieurs personnes font des recherches sur Internet avant d’acheter un produit. C’est la raison pour laquelle plusieurs entreprises ont des sites d’information, des blogs qui mettent à la disposition des potentiels acheteurs toutes les informations dont ils ont besoin.

4. La publicité : La publicité en ligne propose autant, sinon plus d’avantages que la publicité traditionnelle (télévision, radio, presse,…etc). La principale différence en terme d’avantages que « vend » la publicité en ligne est le ciblage, du moins un ciblage plus personnalisé. C’est ce qui soulève de plus en plus d’inquiétudes relatives à la vie privée. Comme formats d’annonces, on a des bannières, du texte et des médias interactifs (comme le flash). La facturation de  ces annonces est spéciale et se fait sous 3 formes :

  • Le CPM (Cost for Thousand) : C’est le prix payé à chaque fois que votre annonce a 1 000 vues. C’est le prix pour 1 000 vues.
  • Le CPL (Cost per lead) : Ici, l’annonceur paye pour chaque souscription (même d’emails) faite d’un client intéressé par l’offre de l’annonceur.
  • Le CPC (Cost per Click) : C’est le prix payé par l’annonceur aux moteurs de recherche pour chaque clic sur votre annonce dans un résultat de recherche qui amène un visiteur vers votre site internet.

Par exemple, lorsque vous souscrivez à Adsense, Google intègre des annonces dans votre blog. Ces annonces sont faites par des annonceurs. Et Google facture un prix CPM chaque fois que les annonces sont vues 1000 fois. Donc si les annonces sont vues 10 000 fois, l’annonceur paie 10 CPM. Si CPM est égal à 2 euros, vous payez 20 euros avec 10 000 vues. De même, vous payez aussi un CPC lorsqu’un visiteur de votre site internet est passé par l’annonce de ce blog. Ce sont ces fonds là que la régie publicitaire de Google collecte et vous reverse une partie parce que cela est passé par votre blog.
Pour les annonces qui passent par son moteur de recherche, notamment celles qui apparaissent sur la page des résultats de recherche, les fonds CPC ou CPM vont intégralement à Google.

recherchegoogle01On peut voir les publicités à droite de la page de résultats de recherche de Google

Nous allons continuer avec cette série sur l’e-marketing dans les prochains billets.

JESUSPAD001 « Le Secret des Blogueurs Qui S’enrichissent » déjà disponible à AMAZON