Pourquoi Apple se lance dans l’industrie horlogère par Apple Watch ?

image

J’ai publié récemment un billet sur le nouveau produit d’Apple : Apple Watch, une montre connectée. A la suite de ce billet, je cherche à comprendre pourquoi Apple se lance dans l’industrie horlogère, un secteur largement dominé par les entreprises et les marques suisses.

 

image Principaux pays exportateurs de montres, en valeurs. Source : Statista.

La Suisse est le premier exportateur mondial, suivi de Hong Kong et de la Chine, classement en valeurs d’exportation pour l’année 2013. Si on s’en tient aux quantités exportées, c’est la Chine qui occupe le premier rang.

statistic_id288265_global-watch-market_-main-export-countries-based-on-number-of-units-2013

Principaux pays exportateurs de montres, en quantités. Source : Statista.

On a une idée des producteurs de ces montres. Parcourons les consommateurs. En 2013, Hong Kong, les Etats-Unis et la Chine suivi de la Suisse étaient les principaux consommateurs de montres.

image Les principaux pays consommateurs de montres. Source : Statista

Avec plus d’1,2 milliards de montres vendues chaque année dans le monde, la Suisse détient près de 54% du marché en valeurLe prix moyen d’une marque suisse est de 739 US Dollars. Et 29,2 millions de montres suisses écoulées. Là où la Chine écoule plus de 600 millions de montres écoulées au prix moyen de 3 US Dollars

statistic_id303640_most-valuable-swiss-watch-brands-worldwide-2014Principales marques suisses d’horlogerie, avec leurs chiffres d’affaires en millions de francs suisses. Source : Statista.

Les montres mécaniques représentent près de 77% du marché tandis que les montres électroniques à 23%. Deloitte, dans sa dernière étude 2014 sur l’industrie horlogère suisse relevait que :

les Smartwatches continuent de connaître une popularité croissante à l’heure où leurs fonctionnalités et leur contenu s’enrichissent en permanence, portant à chaque fois la promesse de « la prochaine innovation majeure ».

Et l’industrie horlogère suisse perçoit ces Smartwatches comme un risque…

image Source : Etude Deloitte 2014 sur l’industrie horlogère suisse

On constate donc que le secteur des Smartwatches est émergent et que l’irruption d’Apple dans ce secteur vise à refaire le coup de l’iPhone et de l’iPad, où tous les acteurs traditionnels de la téléphonie ont été relégués, du moins se battent pour survivre. Pensez aux NOKIA, ALCATEL, BLACKBERRY, MOTOROLA et autres avant l’entrée d’Apple dans le secteur.

Si le prix moyen d’une montre suisse est à 789 US Dollars et que ces montres sont écoulées à près de 29,2 millions d’unités, cela fait un marché intéressant pour Apple. Et Apple fait une mise au départ de 349 US Dollars pour la Watch Sport… Néanmoins, c’est la Watch Edition en or 18 carats, montre de luxe, qui permettra de juger efficacement la cible d’Apple.

Si Apple réussit son coup, il est clair que l’industrie horlogère suisse en pâtira, comme NOKIA a sévèrement pâti du succès de l’iPhone. Et à ce moment, on donnera encore une fois de plus raison à l’essai de Marc Andreessen dans le Wall Street Journal  “Why Software Is Eating The World” qui survolait tous les secteurs de l’économie qui ont été profondément modifiés par le logiciel. Un secteur de plus s’ajoutera à cette liste.

Publicités

De nouvelles apps et startups grâce à Apple Watch ?

image

Apple vient de sortir son nouveau produit : l’Apple Watch, une montre connectée qu’elle a choisi de décliner en 3 collections : Watch, Watch Sport et Watch Edition.

image

Il faut noter, en balayant les 3 collections, que la segmentation clientèle a été bien opérée par Apple, surtout au niveau du design.

image Tableau établi à partir de la documentation d’Apple

Les différents modèles, 34 au total, répondent aux combinaisons de la matière du boitier, de la gamme de bracelets, des couleurs et de la taille du poignet de la main. Abordant maintenant l’Apple Watch en détail.

Il faut dire qu’Apple Watch, bien que montre connectée, est avant tout une montre, donc dotée d’horlogerie. Seulement, étant montre connectée, Apple redéfinit le concept d’horlogerie en connectant votre montre à votre calendrier, à vos contacts et à votre agenda. Le plus important n’est pas d’avoir l’heure mais de l’employer suivant vos besoins. Ainsi, comme c’est si bien dit dans le site de lancement dédié :

(…)elle fait bien plus qu’afficher l’heure : elle comprend votre notion du temps et vous aide à être plus productif et efficace. Avec elle, vous profitez de chaque instant.”

image

Etant montre connectée, elle vous permet de passer des appels, d’envoyer ou de recevoir des messages ou des mails. De plus, les Apple Watch communiquent entre elles sans problème et communiquent même avec un iPhone ou un Mac, si vous voulez faire par exemple un long texte de réponse à un mail reçu.

image

Apple Watch intègre des fonctionnalités pour prendre soin de votre santé, à travers une mesure de tous vos mouvements dans la journée.

image

Coté design, pas besoin de s’y attarder car la réputation d’Apple sur ce domaine n’est plus à débattre. Tout a été pensé esthétiquement : le cadran, le bracelet, les boucles et fermoirs.

image

Côté technologique, Apple avoue avoir…

“(…) inventé de toutes nouvelles façons de sélectionner, de naviguer et de s’exprimer, parfaitement ajustées à cet appareil plus petit, porté au poignet.”

En clair, compte tenu de la taille de ce produit, il fallait inventer un nouveau mode d’interaction… l’écran d’un iPhone ou d’un iPad n’est pas pareil avec celui d’un Apple Watch.

Pour l’Apple Watch, il s’agit de la Couronne digitale. Sur les montres mécaniques, la couronne sert depuis plus d’un siècle à régler l’heure, la date, et à remonter le ressort principal. Nous l’avons réinventée pour en faire un petit outil polyvalent capable de relever un défi de taille : agrandir le contenu sur un petit écran. Il ne serait pas très pratique de pincer pour zoomer, comme sur l’iPhone. Mais en faisant tourner la Couronne digitale, vous pouvez facilement agrandir et faire défiler avec précision les éléments à l’écran, sans les masquer pour autant. Enfin, il suffit d’appuyer dessus comme sur un bouton pour retourner directement à l’écran d’accueil.”

image

Un système d’exploitation fait tourner la montre, le Watch OS. Le reste est ce que beaucoup d’amateurs des produits Apple sont habitués.

Apple, d’après une récente dépêche, a ordonné à ses fournisseurs la production de 5 à 6 millions des 3 collections de l’Apple Watch pour ce premier trimestre, avec une mise au départ de 349 US Dollars pour la Watch Sport…On n’a pas encore de fuites sur le prix de la Watch Edition en or 18 carats. Laissons tomber toute l’excitation qui accompagne la sortie de ce nouveau produit d’Apple, pour rentrer dans les choses sérieuses.

Andrew Chen vient de publier un billet qui aborde quelque chose d’intéressant pour un entrepreneur : l’Apple Watch est une plateforme qui ouvre des opportunités pour une nouvelle génération d’apps et de startups. De plus, on a toujours moins de compétition au début. On sait ce que le SmartPhone a généré en terme d’applications et de startups.

imageNombre d’applications générées par les différents smartphones.

Source : http://www.developereconomics.com/app-stores-growth-accelerates-2014/ 

Déjà, en 2013, Apple avec son App Store, qui héberge les applications sous iOS pour les iPhone et iPad, depuis la mise sur le marché des premiers iPhone jusqu’aux derniers Smartphones, avait déjà versé 5 milliards de US dollars aux développeurs… Google Play Store,  qui héberge la majorité des applications sous Android que Samsung avec son Galaxy a fortement popularisé, avait déjà versé aux développeurs 900 millions de US dollars… De même que Microsoft  avec son Windows Phone Store, avait déjà versé près de 100 millions de dollars aux développeurs. Ces développeurs peuvent être des personnes physiques comme vous et moi, ou des personnes morales comme les startups et les petites entreprises, et parfois même des grandes.

moneyapp

Source : Forbes, 2013

Et comme on le voit dans le graphique suivant, Amazon avec son Smartphone, le Fire Phone lancé en Juillet 2014, enregistre une croissance forte en terme d’applications proposées : de nouvelles applications et des startups

image Source :  http://www.developereconomics.com/app-stores-growth-accelerates-2014/ 

Donc l’Apple Watch générera aussi une économie avec les applications proposées et si ces montres sont achetées comme des petits pains, les startups suivront avec les idées pour accompagner les utilisateurs. Si vous avez une idée sur une application pour l’Apple Watch, il ne vous reste qu’à visiter le guide de la programmation pour l’Apple Watch disponible ICI.

A quand des services “Open source”?

Matt Cutts a publié un billet fort intéressant intitulé « Fostering open source services » qu’on peut traduire par « Promouvoir les services open source« .

Il commence par rappeler que depuis l’avènement de l’informatique, le mouvement open source a accompli de grandes choses en créant pour chaque succès commercial un équivalent open source d’excellente qualité. Qu’on pense à la suite bureautique Microsoft (Word, Excel, Powerpoint,…), on a aussi une suite bureautique open source comme LibreOffice. Les systèmes d’exploitation ne sont pas en reste avec Linux. Photoshop a aussi un équivalent comme Gimp et bien d’autres. Si vous voulez avoir un aperçu d’équivalents open source classés par catégorie, visitez plutôt un site comme Framalibre qui vous oriente assez facilement.

clip_image001

Comme vous pouvez le constater, le mouvement open source ne s’est pas seulement limité à l’informatique personnelle mais a aussi envahi l’informatique professionnelle avec les logiciels métiers, les logiciels pour les entreprises.

Seulement, Matt Cutts pose la question de savoir où sont les équivalents open source de Google, Facebook, Twitter ou encore Gmail? Et pour mieux se faire comprendre, il fait recours à un schéma que nous allons reproduire :

clip_image002

À partir de l’adresse <https://www.mattcutts.com/blog/open-source-services/>

D’après lui, on trouve facilement des équivalents « open source » des produits commerciaux. Mais quid des services open source ? Bien sûr, il concède qu’on trouve Wikipédia, l’encyclopédie libre, ou encore Tor, pour la protection de la vie privée, ou encore OpenStreetMap pour la mappemonde, concurrent de Google Maps. Mais ce n’est pas assez selon Matt Cutts, au regard des potentialités. Comment expliquer ce décalage entre produits et services ? Quatre (04) raisons à cela :

  1. Support permanent contre support intermittent : Cela peut prendre du temps, d’une année à plusieurs années pour créer d’excellents produits comme Linux ou Firefox. Mais une fois créé, le produit peut être téléchargé et utilisé immédiatement. Il n’y a aucun coût supplémentaire ni pour le producteur, ni pour le consommateur. Peut-être le coût de la bande passante nécessaire pour le téléchargement. Une fois le produit disponible, cela peut prendre des mois, voire des années pour une mise à jour ou une nouvelle version, nouvelle version qui sera encore utilisée pendant un bon bout de temps. Ce qui n’est pas le cas des services qui peuvent changer chaque semaine et implique de ce fait un suivi permanent pour déterminer les priorités.
  2. Abus : Si vous télécharger une copie de LibreOffice, vous pouvez écrire des choses désobligeantes là-dessus mais cela n’aurait pas d’impact sur LibreOffice, ni sur son développement. Mais votre utilisation d’un service peut surcharger les serveurs de l’opérateur ou fournisseur de service. De même, vous pouvez détourner, par l’API du service, sa mission première en développant des services tiers malveillants. Lorsque vous offrez un produit, l’abus potentiel est généralement moins un problème que lorsque c’est un service.
  3. L’expérience utilisateur et la vitesse : Les produits n’ont pas à être parfaits. Un utilisateur peut choisir d’utiliser « Calc » de LibreOffice pour son option de conversion d’un tableau en PDF au lieu d’acheter la version professionnelle de Ms EXCEL. Mais l’expérience utilisateur et la vitesse importent, et les services « commerciaux » ont une forte incitation pour adresser correctement ces deux problèmes. Par exemple, il faut énormément de travail pour gagner quelques secondes en vitesse.
  4. Les modèles de financement : Matt Cutts estime que c’est la principale raison qui explique l’absence de services « open source ». Pour un produit fini « open source », on a juste besoin de financer la bande passante et peut être le site web du produit. Mais avec un service, vous avez un coût permanent à chaque sollicitation de votre API.

Le modèle de financement étant, selon l’auteur de l’article, le nœud gordien qui empêche le développement des services « open source », il poursuit en envisageant quels peuvent être les sources de financement de ces services et à ce titre, il entrevoit 5 sources :

  • Les annonces publicitaires
  • Les promesses de dons occasionnels
  • Les subventions
  • Les abonnements
  • Les micropaiements

Les annonces publicitaires semblent, selon Matt Cutts, moins appropriées puisque les utilisateurs ne l’aiment pas trop. Un passager clandestin peut exploiter le mécontentement des utilisateurs en reprenant votre service toiletté des publicités. Ce qui condamnera à terme ce service. Vous pouvez toujours prendre le chemin d’Automattic, qui offre du blogging gratuit à  WordPress.com mais avec des annonces publicitaires injectées dans le blog. Si l’utilisateur ne veut plus d’annonces dans son blog, il peut souscrire à un abonnement annuel.

Pour les promesses de dons occasionnels, on peut citer comme exemple Wikipédia qui a du succès avec cette stratégie…puisque il arrive à soutenir ses 200 employés, serveurs, bande passante, maintenance, développement et projets grâce à leur campagne de collecte de fonds par don qu’il organise chaque fin d’année. Une seule contrainte : il faut d’énormes efforts pour assurer une campagne de collecte de fonds.

clip_image003

Source : http://www.statista.com/chart/3068/donations-to-wikipedia/

Pour les subventions, Matt Cutts estime que c’est une excellente source…qui tarit après quelques années. Conséquemment, ce n’est pas une solution durable pour un service durable.

Pour les abonnements et les micropaiements, des initiatives existent mais aucune n’a acquise une généralité.

Matt Cutts pose là un problème qui peut sembler particulier mais qui est en fait général et interpelle le mode de financement d’Internet. La publicité est le modèle économique de base d’Internet.

Le site Web InternetActu a publié en novembre un article intitulé « Comment tuer la pub, ce péché originel de l’internet ? » qui faisait écho à la longue tribune publiée par Ethan Zuckerman pour le magazine The Atlantic dont le titre était « The Internet’s Original Sin ». En gros, ces deux articles relevaient le fait que la publicité, étant devenu le modèle économique de base d’Internet, entraînant de la part des entrepreneurs du web le même schéma : on construit une plateforme qui puisse attirer la plus large audience possible et ensuite, on cherche à monétiser cette base d’utilisateurs par un ciblage publicitaire de plus en plus poussé, afin de rentabiliser les investissements fournis pour support les contenus et les services en ligne. Personne ne se plaindra du ciblage de nos intentions par Google (à travers nos recherches sur Internet), ni du ciblage de nos intérêts afin un filtrage démographique et même géographique de Facebook… Pour avoir une idée, on peut observer la part des revenus publicitaires dans les revenus globaux de certains géants du web…

Prenons le cas de Google… Sur près de 58 milliards de revenus enregistrés en 2013, près de 50 milliards proviennent de revenus publicitaires…La publicité représente donc plus de 86 % des revenus de Google. Et ce taux était pareil en 2012.

 

clip_image004

Source : http://www.statista.com/statistics/266249/advertising-revenue-of-google/

 

clip_image005

Source : http://www.statista.com/statistics/266206/googles-annual-global-revenue/

Vous croyez que cela concerne seulement Google? Facebook n’est pas en reste puisque la publicité représentait près de 92% des revenus de Facebook au troisième trimestre de 2014. Et vous pouvez vérifier pour les autres trimestres pour observer qu’on n’est pas loin de ce compte.

 

clip_image006

Source : http://techcrunch.com/2014/10/28/facebook-q3-2014/

Et que dire de Twitter? On voit bien dans le graphique ci-bas que plus la base d’utilisateurs augmente, plus les revenus publicitaires suivent.

clip_image007

Source : http://adage.com/article/digital/twitter-beats-revenue-expectations-user-engagement-falls/295598/

Et ce n’est pas près de s’arrêter comme on peut le voir avec l’évolution des revenus publicitaires sur Internet…

clip_image008

Source : http://www.iab.net/about_the_iab/recent_press_releases/press_release_archive/press_release/pr-121814

Peut-on alors avoir des services opensource sans publicités? Peut-on inventer un modèle de financement qui permette de ne pas rentrer dans les rangs comme plusieurs autres fournisseurs actuels de services du web?

Google a commencé à lancer une piste avec un modèle de financement basé sur les contributions volontaires du web. Ce mécanisme est encore en phase d’expérimentation et un site dédié y est consacré.

clip_image009

Contributor by Google, l’expérimentation qu’a lancée Google

Le système est simple, l’internaute choisit une contribution mensuelle et de là, il peut visiter les sites qui participent au programme. C’est comme un ticket d’entrée dont le montant est volontaire.

clip_image010

Le schéma de fonctionnement de Contributor by Google

Bien que cette initiative soit louable, je rejoins Matt Cutts pour m’interroger sur la soutenabilité d’un tel modèle. Il est vrai que Wikipédia est un indéniable succès pour le cas des contributions volontaires. Néanmoins, ce modèle n’est pas facilement reproductible. Comme on peut le voir avec une association de la galaxie du libre, Quadrature du Net, qui s’est battu beaucoup ces dernières années pour la neutralité du net, qui est en sérieuses difficultés financières compte de l’infructuosité de leur dernière campagne de dons. D’ailleurs, l’association, qui risque de mettre la clef sous la porte, précise par la voix de sa coordinatrice des campagnes de don, être « constamment sur le fil en terme de budget ».

S’il faut avoir des services open source en étant constamment sur le fil, cela n’aurait aucun sens. Mais la communauté open source ne baisse pas les bras et des initiatives naissent. Framasoft, le réseau de promotion du « libre » qu’on ne présente plus, a lancé une ambitieuse campagne à travers le site web http://degooglisons-internet.org/liste/. Prenons les mots de l’initiateur de cette campagne dont l’ambition n’est autre que de « dégoogliser » Internet :

« Les services en ligne de géants tentaculaires comme Google, Amazon, Facebook, Apple ou Microsoft (GAFAM) mettent en danger nos vies numériques. Aujourd’hui, Framasoft se lance un défi audacieux : vous proposer, avec votre aide, une alternative Libre, Éthique, Décentralisée et Solidaire pour chacun de ces services. »

Ce projet avec son site dédié s’écoule sur plusieurs années avec des objectifs précis à atteindre.

clip_image011

clip_image012

En parcourant cette liste, on constate que la majorité des services proposés s’appuient sur des projets qui existaient déjà. Tenez, Framasphère qui est censé être un équivalent opensource de Facebook s’appuie sur Diaspora, un réseau social libre qui existait déjà. Framadrive, l’équivalent de DropBox, pour le stockage des documents s’appuie sur Pydio, une solution libre qui existait déjà. On peut parcourir tous ces projets et constater que ce sont des couches renommées des solutions qui existent ou existaient déjà. Pourquoi rajouter une couche sur ce qui a de la peine à décoller? Ce sont ces questions que la communauté opensource doit se poser…au lieu de s’appuyer toujours sur l’argument de la vie privée pour “vendre” ces services. Cela ne marche pas du tout, même en surfant sur la vague des révélations d’Edward Snowden. Cette réflexion est nécessaire pour sortir de l’ornière levée par Matt Cutts.