C’est quoi le SEO (1) ?

search-engine-411105_640

Hier, nous avons présenté l’e-marketing comme se résumant en 04 points : le SEO, les réseaux sociaux, le marketing de contenu et la publicité en ligne.

Aujourd’hui, nous allons commencer par le SEO, acronyme qui signifie “Search Engine Optimisation”, qu’on peut traduire par optimisation des moteurs de recherche. C’est ce qu’on appelle communément en français “référencement”. Mais pour mieux le comprendre, commençons par le commencement…

Connecté en ligne, surfant sur Internet, lorsque vous avez un problème à résoudre ou information à rechercher, où vous vous dirigez en premier ? Quelle action vous pensez instinctivement ?

Naturellement vous allez vers un moteur de recherche. Google par exemple… ou vous vous connectez sur Facebook, Twitter, ou Linkedin pour avoir une réponse par vos amis ou connaissances. Même en recourant aux amis, on aimerai toujours avoir plusieurs ressources ou des informations diverses pour voir si cela sied à nos attentes. Et cela passe toujours par un moteur de recherche qui a l’avantage d’offrir rapidité et discrétion dans l’obtention des informations, ce qui peut être difficile pour certaines questions qu’on ne souhaite demander aux connaissances ou encore qu’on peut perdre du temps à attendre qu’elles se connectent. Voilà pourquoi les moteurs de recherche sont incontournables aujourd’hui.

Prenons le dernier baromètre des moteurs de recherche de la société AT Internet, un des acteurs majeurs mondiaux du Web Analytics pour le mois de Juillet 2014 (sur les parts de marché en France, Espagne, Allemagne et Royaume-Uni) :

Search engine - July 2014

Et à lecture des baromètres sur une année, mois par mois, également disponibles sur le site internet d’AT INTERNET, on constate que cette tendance observée pour le seul mois de Juillet 2014 n’infléchit pas.

Cela veut juste dire que lorsqu’un utilisateur se connecte sur internet pour chercher une information qui va solutionner un de ses problèmes, plus de 90% s’adressent à Google, principal moteur de recherche.

Même si on envisage les choses outre-atlantique, Google est toujours leader. Aux Etats-Unis où la bataille est plus rude, Google s’en sort, d’après le dernier ComScore qSearch (Comscore est le leader mondial pour les outils de mesure d’activité sur internet.) avec 67,3%, loin devant Bing de Microsoft à 19,4% et Yahoo Search à 10%.

Conscient de cet état, tous ceux qui veulent vendre n’ont qu’une idée en tête : augmenter leur visibilité sur Google. Comment ils le font, c’est cela que nous verrons à la suite.

Mais avant d’en arriver là, il faut comprendre comment Google fonctionne et surtout comprendre ce qu’est un moteur de recherche.

C’est quoi un moteur de recherche ?

Un moteur de recherche est tout simplement une base de données où sont indexées toutes les pages web disponibles sur la toile, à l’image d’un annuaire ou d’un dictionnaire. Seulement, assimiler un moteur de recherche à une base de données est un abus, comme on peut le constater à travers la définition de la fonction d’un moteur de recherche qu’en fait le site Interstices, la revue de culture scientifique en recherche informatique de l’INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique) :

“Une base de données a une structure prédéfinie qui permet d’en extraire des informations, par exemple « nom, rue, code postal, téléphone… ». Le web, par contre, est peu structuré : c’est une immense collection de textes de nature variée. Toute tentative de classification semble vouée à l’échec, d’autant plus que le web évolue rapidement : une multitude d’auteurs ajoutent constamment de nouvelles pages et modifient les pages existantes. Pour trouver une information dans ce gigantesque ensemble, l’utilisateur pourra lancer une recherche de mots-clés. Ceci nécessite une certaine préparation pour être efficace : le moteur de recherche copie préalablement les pages web en mémoire locale et trie les mots par ordre alphabétique. Le résultat est un annuaire de mots-clés avec leurs pages web associées. Pour un mot-clé donné, il y a en général des milliers de pages correspondantes (plus de cinq millions pour « matrice », par exemple). Comment aider l’utilisateur à repérer les résultats potentiellement intéressants ? Comment classer les réponses par ordre de pertinence ?”

En clair, un moteur de recherche collecte les pages, sélectionne les pages pertinentes, puis range ces pages par ordre de pertinence. C’est ce dernier point qui est important car la pertinence est une variable à définir. Par exemple, Le moteur de recherche Google classe ces pages grâce à un algorithme tenu secret mais qui tient compte de pas moins de 200 facteurs pour définir l’ordre d’importance d’une page, la pertinence d’une page web.

L’entreprise MOZ, spécialiste du SEO (Search Engine Optimization), a fait une étude sur les points de classement des moteurs. Elle a retenu dans son étude 80 facteurs de classement d’une page…

Peut-on alors raisonnablement tenir compte de ces 80 facteurs de classement sur sa page pour être plus pertinent que des pages concurrentes? Heureusement non. Car chaque facteur est pondéré dans l’algorithme de classement : Il y a des facteurs plus importants que d’autres.

image

Ici, un extrait de la page relative à l’étude de Moz. On a plus haut les facteurs regroupés par catégories et plus bas leur importance dans le score final de l’ordre de pertinence de la page.

Il faudrait savoir que ces facteurs de classement des pages ne sont pas statiques. Les moteurs de recherche tiennent compte de l’évolution des pratiques et des usages du Net. Si avant, les réseaux sociaux n’avaient pas de poids dans la pertinence d’une page, il est clair qu’aujourd’hui, cette donne n’est plus la même. Avant l’arrivée de Youtube, la pertinence était différente. Elle a été redéfinie avec le succès de Youtube…

Ainsi, l’algorithme de classement des pages par ordre de pertinence évolue dans le temps. Les e-marketistes sont vigilants quant à cette évolution… Un changement de critères peut reléguer votre site ou blog de promotion de la première page à la dixième. Et c’est clair que le trafic peut en pâtir…

image

Ici, sur le site de MoZ, qui fait un suivi de l’évolution des facteurs de l’algorithme du leader Google

Dans ces conditions, il n’est pas difficile de comprendre ce que font ces e-marketistes pour attirer du trafic : Il optimise pour les moteurs de recherche.

L’optimisation de votre blog pour un moteur de recherche

Pour illustrer ce point, nous allons prendre, pour l’exemple, le moteur de recherche Google, à raison. Comme relevé plus haut, Google reste encore le leader dans ce créneau. Ainsi, comment faire pour accroitre sa visibilité à Google? Comment faire pour drainer du trafic vers son site? Si vous créer un site ou un blog et prenez la peine de consulter votre trafic mensuel, vous vous poserez à coup sûr cette question tôt ou tard. Il est important de mesurer l’activité sur votre site, j’y reviendrai dans un prochain article.

C’est quoi l’optimisation pour un moteur de recherche ?  Plus haut, en abordant la question du moteur de recherche, j’ai présenté la définition de la fonction d’un moteur de recherche selon Interstices, la revue de l’INRIA, et vous avez sûrement fait attention à la phrase :

le moteur de recherche copie préalablement les pages web en mémoire locale et trie les mots par ordre alphabétique. Le résultat est un annuaire de mots-clés avec leurs pages web associées.” .

J’ai souligné cette dernière phrase car elle est à la base de l’optimisation. La fondation de base de l’optimisation est le mot-clé. C’était cela à la base avant que les usages du web amènent les algorithmes de classement des moteurs de recherche à intégrer la montée en puissance des réseaux sociaux (Facebook, Twitter), de la vidéo (Youtube) ou de la photo (Flickr, Instagram, Pinterest,…) dans la notoriété d’une page web. Néanmoins, le facteur “mot-clé” reste et restera toujours important dans la classification et la compétition se joue là dessus.

Garder vos deux yeux ouverts sur les mots-clés…

Pour mieux illustrer cela, supposons que vous voulez savoir comment gagner de l’argent sur internet avec un blog, vous faites une recherche là dessus sur Google. Voilà ce qui se présente :

recherchegoogle01

Comme vous pouvez le voir ci-haut sur cette image illustrée, vous avez, pour le mot-clé “gagner de l’argent avec blog”, le résultat de toutes les pages indexées avec ce mot-clé. Google vous informe qu’il a indexé 1 180 000 pages avec ce mot-clé… Sur la partie supérieure des résultats et sur la marge droite, vous avez les publicités : ce sont les entreprises ou institutions qui mènent une campagne publicitaire en achetant ce mot-clé à Google pour une période donnée, ce qui constitue l’essentiel des revenus de Google. Nous allons voir cet aspect plus tard lorsqu’on parlera de la publicité en ligne, autre pilier de l’e-marketing.

Plus bas sur la page des résultats de la recherche Google, vous avez quelque chose de plus intéressant pour la suite :

recherchegoogle02

On a une présentation des mots-clés proches du mot-clé de la recherche en cours : “gagner de l’argent avec youtube”, “gagner de l’argent avec facebook”, “gagner de l’argent avec amazon”… etc.

Essayez de voir le nombre de pages indexées avec quelques uns de ces mots-clés :

recherchegoogleyoutube Ici, recherche avec le mot-clé “gagner de l’argent avec youtube”

recherchegooglefacebook Ici, recherche avec le mot-clé “gagner de l’argent avec facebook”

recherchegoogleamazon Ici, recherche avec le mot-clé “gagner de l’argent avec amazon”

Récapitulons :

Avec le mot-clé “gagner de l’argent avec blog”, on a 1 180 000 pages au résultat de la recherche,

Avec le mot-clé “gagner de l’argent avec youtube”, on a 784 000 pages au résultat de la recherche,

Avec le mot-clé “gagner de l’argent avec facebook”, on a 1 420 000 pages au résultat de la recherche,

Avec le mot-clé “gagner de l’argent avec amazon”, on a 507 000 pages au résultat de la recherche.

C’est ici que cela commence à être intéressant : si les pages de votre site traite du gain d’argent sur Internet avec un blog, il est clair que vous viendrez ajouter votre page sur les 1 180 000 pages. Et passer à la première page dans le classement ne sera pas facile. Il sera en revanche plus facile d’atteindre la première page en axant votre site sur “comment gagner de l’argent avec amazon?”… Et là encore!.

Dans ce cas que font les e-marketistes? il évalue la compétition sur les mots-clés avant de créer un site ou un blog, et même lorsque c’est créé, avant de créer une page du site. C’est une information qui ne guide pas leurs actions mais qui aide à optimiser le site ou blog pour le moteur de recherche.

La question que vous vous posez surement à ce moment est de savoir l’objectif de toute cette gymnastique autour des mots-clés. C’est simple : il s’agit de viser le trafic que peut générer un mot-clé dans un temps donné. C’est ce trafic qu’on cherche à orienter vers son site web ou son blog. C’est comme à la télé, à la radio ou dans n’importe quel autre média, on ne positionne ses annonces publicitaires que là où il y a l’audience visée.

Si l’audience d’un mot-clé est élevée, il y aura beaucoup de compétition là dessus, si l’audience est moindre, la compétition sera faible. Comment évaluer l’audience d’un mot-clé? la compétition des pages sur un mot-clé?

Heureusement, Google a mis au point un outil gratuit pour faire ce genre d’analyse sur mot-clé : Google Keyword Planner, l’outil de planification des mots-clés de Google.

googlekeyword

Bien sûr, Google ne l’a pas fait par pure philanthropie. Il le fait pour ses potentiels clients qui souhaitent mieux ajuster le choix des mots-clés, support de leurs campagnes publicitaires. Il n’empêche, il est gratuit et à la portée de tous. Il suffit juste de disposer d’un compte Google.

Une fois votre compte activé à Google, vous pouvez accéder à cet outil et il se présenter ainsi :

keywordplanner00

Cet outil est très intuitif comme Google sait le faire. Pas besoin de remplir cet article de copies d’écran. Néanmoins, illustrons notre propos avec le mot-clé de départ : “gagner de l’argent avec blog”. Nous voulons avoir une idée de l’audience sur ce mot-clé. On sélectionne juste le deuxième item “Obtenir les statistiques relatives…” et une fenêtre apparaît où on peut écrire son mot-clé. Observer que plus bas, un ciblage est proposé. On peut circonscrire sa recherche à un pays ou exclure certains mots de sa recherche.

keyword_gagner_argent_avec_blog

On peut valider pour obtenir le résultat suivant :

image

On peut voir le nombre de recherches mensuelles et le niveau de concurrence : il est moyen. Malgré le nombre élevé de pages indexées qui est de 1 100 000, l’audience est assez faible : peu de personnes y font de la recherche. Si vous avez une stratégie de niche, ce mot-clé fera l’affaire. Si vous avez une stratégie de masse, il n’est pas porteur pour vous.

Comme vous venez de le voir, l’important est d’avoir une stratégie. C’est cela qui guidera vos actions. Vous pouvez voir dans la copie d’écran ci-dessus, à votre gauche, plus précisément au coin supérieur gauche, un menu “ciblage”. J’ai rappelé dans mon dernier billet que le ciblage plus personnalisé était l’argument le plus mis en avant par les entreprises dont le business model est basé sur la publicité en ligne. Pour Google, vous pouvez faire un filtre par pays, langue. De même, vous pouvez élargir le ciblage au delà de Google ou exclure certains mots-clés. De même que vous pouvez, dans le menu “Période” élargir ou restreindre la période de couverture de l’audience du mot-clé. Au centre, remarquez la colonne “Enchère suggérée”. Dans cette colonne, vous avez une estimation du CPC (Cout par Clic), le prix payé par l’annonceur aux moteurs de recherche pour chaque clic sur votre annonce dans un résultat de recherche qui amène un visiteur vers votre site internet. Si vous achetez ce mot-clé à Google, vous allez le reverser ce montant pour chaque clic à partir de Google qui amène un visiteur à votre site.

Pour résumer, il est important d’effectuer des recherches sur les mots-clés, choisir un mot-clé et approfondir les recherches pour ce mot-clé (mot-clé similaire, synonymes,…etc). Notre objectif était de présenter l’importance du mot-clé pour attirer le trafic. J’ai d’ailleurs fait une étude de cas assez approfondie pour vous montrer comment des escrocs construisaient des sites pour attirer des naïfs qu’ils dépouillaient avec une stratégie bien rôdée. Cette stratégie commençait par les mots-clés. Vous pouvez retrouver l’étude ici. Revoyons cet aspect de “mot-clé” en pratique.

Le mot-clé dans la pratique

Comme nous l’avons dit plus haut, l’algorithme de classement de Google tient compte de plus de 200 critères pour déterminer quel rang attribuer à un site. Ces critères ne sont pas faciles à comprendre, ce qui les rend encore difficile à mettre en œuvre pour maximiser son rang. Néanmoins, on peut toujours avoir une idée sur la façon donc Google procède pour classer une page.

rank-factors-pie-2013

 Ici, Moz s’éssaie à déterminer le poids des critères de classement.

Plusieurs experts en SEO (optimisation pour moteurs de recherche) avancent que Google tient compte :

  • du nom de domaine :

Les noms de domaine qui commencent avec leurs mots-clés cibles ont plus de poids que ceux qui n’en n’ont pas. Les e-marketistes font attention au nom attribué au site ou blog au moment de la création. Prenez Olivier Roland, un blogueur professionnel assez connu, son blog est http://blogueur-pro.com/.

sitedomainesearch Les premières pages de la recherche contiennent au moins un élément du mot-clé de recherche

Imaginez que vous faites une recherche sur “Coca Cola” à Google et aucun des sites de l’entreprise Coca-Cola n’apparaissent en première page…

image

Non seulement Coca-Cola s’assure d’être premier dans les résultats de recherche, mais l’entreprise a acheté le mot-clé à Google…par mesure de prudence. Le blog qui a son annonce publicitaire juste au dessus de celle de Coca-Cola a du faire un petit hold-up sur le mot-clé “Coca-Cola” afin de capter pendant une période l’audience de ce mot-clé.

  • de la page du site ou du blog :

Pour ce niveau, Google tient compte de la présence du mot-clé sur le titre de la page (par exemple le titre de votre billet), de la fréquence d’utilisation du mot-clé dans le contenu de la page (plus un mot-clé est utilisé, plus le robot de Google estime que c’est le thème central de votre billet), de la taille du contenu de la page (l’algorithme de Google estime que plus un contenu est dense, plus il est précis et explicite sur l’information ciblée par le mot-clé), de la présence d’une illustration à l’exemple d’une image dans la page (la présence du multimédia ajoute de la qualité à un contenu, estime Google).

pagelevelsearch Ici, on peut voir non seulement l’importance du mot clé dans le titre de la page mais aussi dans l’URL de la page. Refaites l’expérience si vous le souhaitez de ce mot-clé et cliquez sur ces premières pages, vous verrez que les contenus de ces pages sont denses, parsemés d’images et de graphiques, avec une fréquence d’utilisation élevée du mot-clé de recherche.

  • du site ou du blog dans son ensemble :

Et oui, comment tenir compte uniquement de la partie qui est la page sans tenir de l’ensemble qui est le site? En tout cas, Google ne se contente pas seulement de regarder la page qui parle de son mot-clé, il prend en compte certains paramètres liés au site comme l’architecture du site (le site est-il organisé?), la mise à jour des contenus du site (publiez-vous régulièrement des contenus?), le nombre de pages du site (pour évaluer si votre site peut être une référence pour des informations liées au mot-clé), la présence d’une page de contact (un site avec des informations de contact ou des renseignements sur le promoteur est mieux crédible pour Google…).

  • des liens de retours :

C’est un aussi un autre point important pour Google. Les liens de retours ou “backlinks” en anglais constituent l’ensemble de liens extérieurs qui pointent vers des pages de votre site. En quelque sorte, il s’agit de liens de référence de pages de votre site ou blog. Google estime que si un site fait mention, à travers un lien, de votre site ou d’une page de votre site, c’est que son contenu fait autorité. Attention, cela est pondéré…Cela ne peut pas être la même chose si le site de l’Elysée ou de la Maison-Blanche fait référence à votre contenu que le dernier-né des sites ou blogs… Plus un site ayant un rang élevé fait référence au contenu de l’une de vos pages, plus cette page aura du poids dans le classement. Plus on cite votre page, plus il est mieux classé. Il ne faut pas aussi oublier que la position du lien de retour joue aussi. Ce n’est pas la même chose quand le lien se trouve dans le corps du texte de la page que dans le pied de page ou dans le blogroll (la liste des blogs recommandés par exemple). Le lien de retour dans le corps du texte implique que ce lien est concerné par le contenu publié. Ailleurs, ce n’est plus la même chose.

  • des réseaux sociaux :

Ici, Google tient compte de l’emprise des réseaux sociaux dans les usages web d’aujourd’hui. Plus une page est partagée, plus son rang progresse. Le nombre de Like (J’aime) Facebook, le nombre de tweets (Twitter), de plus (Google+), de Pin’s (Pinterest)… Tout cela est pris en compte par Google pour déterminer la pertinence d’une page.

socialsignals Il est clair que ces pages sont plus pertinentes pour Google (ici, le blog http://blogueur-pro.com/)

Nous avons vu que le mot-clé est à la base de l’optimisation pour les moteurs de recherche. C’est le fondement de l’optimisation. Mais je dois aussi vous informer que Google veille à ce que les règles du jeu soient respectées. De la même manière que Google classe, il faut aussi savoir que Google déclasse les pages qui ne respectent pas certaines règles. Vous dupliquez du contenu? Google vous déclasse. Vous vous contentez de remplir votre page avec des mots-clés au lieu de vous concentrer sur la qualité du contenu, vous serez déclassé. Jouer le malin n’aboutit à rien car l’algorithme de classement de Google est mis régulièrement à jour pour déjouer les tactiques des malins et croyez-moi, il ne rigole pas avec les malins. La sanction ne se limite pas seulement au déclassement, cela peut même aller jusqu’au bannissement du site du moteur de recherche! Dans tous les cas, pour éviter cette situation, Brian Deck, Expert SEO et fondateur de BackLinko, résume toute l’activité d’optimisation pour les moteurs de recherche en trois points :

  • Votre habileté à trouver les mots-clés où la compétition est faible et le taux de conversion élevé,

  • Votre habileté à créer des contenus populaires et soutenus (crédibles) autour de ces mots-clés,

  • La promotion que vous allez faire pour ce contenu afin que les personnes puissent le diffuser et étendre son audience au delà d’autres sites plus crédibles.

C’est seulement à ce prix que vous pourriez vous faire une place pour votre site au soleil de Google.

Le mot “trafic” peut égarer plus d’un. Quand on parle de “trafic”, il s’agit de personnes comme vous et moi connectées sur Internet. Certains se connectent pour trouver une information, d’autres pour des rencontres, d’autres pour visionner un film, voir un clip,… et parfois un peu de tout à la fois. Il se trouve que jusqu’à une époque récente, les moteurs de recherche étaient la principale porte d’entrée du web… Pour paraphraser la célèbre boutade attribuée à Platon, “Nul ne pouvait entrer dans Google s’il n’était surfeur”… A peine votre navigateur ouvert, vous tapiez frénétiquement “http://www.google.fr”. Aujourd’hui, les choses ont changé…

Les choses ont changé avec la montée en puissance des réseaux sociaux dans les usages actuels des internautes, bien que cela soit un peu discutable pour certaines tranches d’âge. Néanmoins, la progression actuelle des utilisateurs des réseaux sociaux marque une tendance forte et irréversible.

facebook usersSource : Facebook, 2014.

Dans ces conditions, l’optimisation pour le moteur de recherche ne suffit plus : il faut aussi optimiser son site pour les réseaux sociaux. Ce sera l’objet d’un prochain article. On peut retenir tout simplement que la base de l’optimisation, c’est le mot-clé. C’est le support de toute bonne stratégie d’optimisation.

JESUSPAD001 « Le Secret des Blogueurs Qui S’enrichissent » déjà disponible à AMAZON

Publicités

Comment écrire son premier livre ? (2)

hang-tags-234566_640

Hier, nous avons abordé la première partie de ce passionnant thème. Aujourd’hui, nous allons terminer avec les deux dernières phases du processus d’écriture d’un livre : la vente et la promotion.

La vente

La vente d’un livre nécessite trois points : la plateforme de vente du livre, le prix et la page de vente du livre.

Lorsque je parle de plateforme de vente du livre, il s’agit du point de convergence des lecteurs lorsqu’ils veulent se procurer un livre. On peut soi-même établir un site ou blog de vente de son livre grâce à des plateformes comme Selz ou Gumroad.

Vendre sur un blog

Vendre sur un blog suppose de disposer d’un moyen qui vous permettra d’échanger votre livre contre des espèces sonnantes et trébuchantes. C’est la raison pour laquelle que vous devez intégrer un moyen de paiement à votre blog.

Paypal est certainement le plus connu du fait de sa longue présence sur le marché. Et plusieurs blogueurs l’ont adopté pour leur commerce en ligne. L’ouverture de compte est très intuitif d’ailleurs, comme la plupart des sites à l’heure actuelle, soumis à une forte concurrence et à des internautes ne tolérant pas l’amateurisme.

paypal0

Page d’inscription de Paypal, vous pouvez observer au coin supérieur droit l’icône de sécurité pour rassurer le visiteur sur la confidentialité et la sécurité des informations à fournir.

Paypal vous accompagne tout au long de l’ouverture de compte et met à votre disposition du code HTML que vous pouvez intégrer en gadget ou plugin dans votre blog. Si l’ouverture de compte et l’achat sont gratuits, les paiements reçus de vos vente sont soumis à des commissions.

tarification_paypal

Commissions de PayPal, trop confus pour un blogueur

Bien que Paypal soit le leader des plateformes de paiement, d’autres plateformes alternatives sont apparues en intégrant les fonctionnalités de Paypal mais offrent aussi la possibilité de vendre sur Facebook, Twitter et Pinterest! Vous pouvez même créer gratuitement votre boutique en ligne! De plateformes de paiement, elles convergent vers des plateformes intégrées de commerce en ligne. Ce sont les précurseurs du commerce social, le commerce sur les réseaux sociaux. Parmi ces plateformes, on y trouve par exemple :

  • Selz, C’est une entreprise basée à Sydney en Australie qui affirme que son objectif est “de changer la façon dont les gens et les entreprises vendent en ligne” et je vous garantis que ce pari est réussi.

payment02

La page d’accueil de Selz, plateforme idéale pour les blogueurs

Selz est très pratique et intuitif, avec une tarification unique et simple.

selz

La tarification de Selz, une tarifcation basée uniquement sur la transaction.

Vous n’avez pas vraiment besoin de tutoriel pour pouvoir utiliser Selz : l’inscription se fait comme dans n’importe quel site, à l’image de l’ouverture de votre compte à Yahoo Mail ou Google Mail. A la seule différence que vous ajoutez votre livre… et vous donnez le prix de vente. Selz vous propose ensuite le code à copier pour intégrer dans votre blog.

selz00

Une copie d’écran sur la présentation du produit avec Selz, l’image du produit n’apparait pas dans cette copie d’écran. Remarquez les signes de confiance : les images de Norton,  Visa et MasterCard sont là pour rassurer  le client.

  • Gumroad, plateforme émergeante dont les fonctionnalités sont proches de Selz.

payment

  • Plasso, qui est aussi une plateforme émergeante qui intègre les outils du commerce en ligne,

payment_001

Voilà pour quelques exemples de plateformes. Plusieurs plateformes émergeantes existent et même des plateformes déjà rompues comme e-junkie ou ClickBank mais nous n’avons pas voulu faire un compendium de toutes les plateformes de paiement. Nous avons juste relevé ce que nous jugeons utile à un auteur qui veut vendre son livre dans un blog, une solution facile d’installation et simple d’utilisation.

Il faut noter que plateformes permettent de vendre votre livre directement à partir de votre blog. Mais il peut arriver qu’on souhaite à la fois vendre son livre dans un blog et le vendre sur un site de vente de livres.

Vendre sur une plateforme tierce

Pour vendre son livre, on peut passer par des plateformes tierces comme Amazon, iBookstore, ou encore la FNAC qui vous permettent de vendre votre livre sur leurs sites à trafic élevé. Prenons l’exemple d’Amazon dont nous avons déjà eu à parler dans un précédent billet.

Une fois le fichier final obtenu, vous allez sur la plateforme d’Amazon dédié aux auteurs qui souhaitent publier leur livre en indépendant : Amazon Kindle Direct Publishing.

image

Une fois sur le site d’Amazon KDP, vous ouvrez un compte Amazon à partir de la page d’accueil :

image

image

Une fois rentré votre adresse mail, la procédure de création de compte Amazon est enclenchée et vous n’avez qu’à remplir les informations demandées à chaque étape :

image

Une fois le compte créé, pensez à noter bien votre nom de compte et mot de passe… Ne faites jamais confiance à votre mémoire. Une fois enregistré, vous pouvez passer à la publication de votre livre en cliquant à “Bibliothèque”, “Ajouter nouveau titre” :

image

Et à partir de ce moment, vous pouvez commencer la première phase de la publication de votre livre qui est le renseignement des informations sur le livre… Pas besoin de s’attarder sur toutes les cases puisque c’est assez intuitif…

image

Bien que cela soit intuitif, il est important de noter un point : le choix des rubriques. Dans la mesure où cela déterminera le classement de votre livre dans les catégories de livre sur le site internet d’Amazon.

image

Après, vous pouvez terminer cette première phase avec le téléchargement de votre livre et passer à la deuxième phase dans la publication de votre livre.

image

La deuxième phase se résume principalement aux choix du taux de redevance et le prix du livre. Le taux de redevance est le pourcentage que vous allez percevoir sur la vente du livre. Si vous choisissez 70%, vous allez percevoir 70% du prix de vente sur chaque vente de votre livre.

image

Il faut savoir que l’option à 70% vous limite géographiquement dans la vente de votre livre, de même que cela encadre la marge de définition du prix de votre livre.

image

Une fois tout défini, Amazon vous propose une prévisualisation de votre livre, converti au format Kindle (mobi). Vous pouvez observer la présentation de votre livre sur les différentes plateformes d’Amazon.

Une fois l’enregistrement validé, votre livre sera disponible à la vente dans un délai maximum de 24h. On peut le vérifier en cliquant à “Bibliothèque”.

image

Après, vous pourriez ouvrir périodiquement votre compte pour contrôler l’état des ventes en cliquant sur “Rapports” :

image

 

Chaque plateforme de vente a sa procédure d’ajout de livres mais le schéma est proche de celui que nous venons de voir avec Amazon.

Avant d’arriver à la plateforme de vente, vous devez arrêter le prix de votre livre et je vous assure, ce n’est pas chose facile.

Quel prix de vente pour votre livre ?

C’est le point le plus souvent oublié alors qu’il est stratégique. Cela rentre même en compte dans votre stratégie de monétisation. En effet, fixer un prix n’est pas chose facile : jugé trop élevé, il peut dérouter plus d’un et vous faire perdre des clients. Ce qui vous fera aussi perdre des revenus. En dessous aussi, vous perdrez certainement des revenus car il y aurait peut-être des personnes prêtes à acheter votre produit à un prix plus élevé. Le problème est que personne ne sait à l’avance le comportement des personnes intéressées par votre produit face au prix fixé. Vous pouvez par exemple écrire un livre et fixer le prix à 15 euros et ne faire aucune vente sur 3 mois. Baisser le prix à 7 euros et enregistrer vos premières ventes. Laisser le livre à 15 euros en proposant un autre livre en bonus et avoir vos premières ventes. De même, certains auteurs ont, tout en laissant le prix de leur livre à 15 euros, changer la couverture de leur livre et enregistrer les premières ventes. Changer la description du livre, changer le titre du livre, changer la catégorie du livre, en maintenant les 15 euros et enregistrer les premières ventes. Comment expliquer cela?

Cela s’explique tout simplement que le prix est une affaire psychologique. Si vos futurs clients perçoivent la valeur de votre produit à la hauteur du prix fixé, ils achètent. S’ils trouvent que c’est exagéré, ils bourdent votre produit. C’est pour cela que les auteurs multiplient les stratégies pour mieux mettre en avant la valeur de leur produit. C’est même l’objet de la page de vente que nous allons aborder.

Quelle stratégie est poursuivie pour proposer un prix? Nous allons en présenter sommairement quelques unes :

  • Le nombre 9 : la stratégie de prix avec le dernier chiffre terminant par 9 est courante. C’est un phénomène surprenant que certains chercheurs affirment l’efficacité à coup d’études. Notre propos ici n’est pas d’interroger ces recherches mais de constater que ça marche. Un livre à 9 euros n’est pas perçu comme un livre à 10 euros, de même que 2.99 euros sera perçu plus raisonnable que 3 euros alors que quelques centimes les séparent. Pour se rendre compte de ce phénomène, vous n’avez qu’à observer la tarification de plusieurs produits à Amazon.

price09price09.4  Source :  Amazon.fr

  • Présenter un prix plus bas que le prix affiché : c’est un peu la stratégie que font souvent plusieurs enseignes de commerce. On met le prix de 100 euros, on le barre, on met à côté “Maintenant à 55 euros”.

price02price03

  • Concevoir un package : Le produit avec des bonus, d’autres livres, des conseils, des exclusivités,… Ici, vous jouez sur le nombre pour faire accepter votre prix.

pricepackage

  • Le prix du concurrent : Ici, vous n’avez qu’à faire une recherche sur les prix des produits concurrents et fixer votre prix.

pricecompar

  • Mettre plus en avant la valeur ajoutée du produit : Et oui, c’est aussi une stratégie qui vise à plus présenter et détailler les avantages du produit et ses fonctionnalités. Vu sous cette angle, le client se dira que c’est pas cher payé par rapport à ce qui est offert.

pricevaleur

Voilà pour quelques exemples. Réfléchissez à votre stratégie des prix car il n’est pas interdit de combiner toutes les stratégies citées plus haut afin d’avoir une proposition originale.

Il peut arriver, dans le cas par exemple où vous souhaitez vendre votre livre sur un blog, que vous ayez besoin d’une page de vente. Vous allez devoir vous soumettre au difficile exercice de conception d’une page de vente.

Concevoir une page de vente pour votre livre

“Turn words into profits”

C’est ainsi que Dan Kennedy dans son livre “The Ultimate Sales Letter” définit la fonction d’une page de vente. La fonction d’une page de vente est de transformer des mots en profits. A la base, l’opération est simple : dans la page de vente, vous présentez votre livre, les bénéfices qu’un lecteur va en retirer à la fin de votre livre et la procédure à suivre pour l’acquérir. Certains vendeurs professionnels résument leur procédure de vente par l’acronyme AIDA (Attention, Intérêt, Désir et Action). Ainsi, vous devez créer l’attention, susciter l’intérêt, développer le désir et motiver l’attention. Un auteur indépendant qui n’a pas les moyens de louer les services d’un professionnel de la vente pour traduire cet acronyme en mots est désemparé et peut vouloir enjamber cette étape et proposer juste son produit avec une image sur une page de son blog, avec le lien pour l’achat. Ce serait une erreur stratégique. Avoir des lecteurs et des fans de votre blog est une chose, les transformer en clients en est une autre.

Les experts de la conversion affirment que sur 100 visiteurs qui atterrissent sur votre blog, on tourne en moyenne autour de 2 seulement qui achètent votre livre, donc le taux de conversion tourne autour de 2%. Si vous avez autour de 10 000 visiteurs mensuels, espérez dans le meilleur des cas 200 ventes mensuelles. C’est pour cela qu’il faut mieux élaborer votre page de vente pour augmenter votre taux de conversion.

Pour vous faire comprendre l’importance d’une page de vente, des start-up sont nées du côté des Etats-Unis proposant des services pour vous accompagner dans la conception et l’intégration d’une page de vente. En quelques clics, vous avez votre page de vente car plusieurs modèles de page de vente vous sont proposées et vous n’avez qu’à choisir un modèle, modifier quelques points, donner l’adresse de votre blog et l’intégration se fait nativement. Seulement, très loin de ma préférence pour les solutions gratuites, ces plateformes de conception et d’intégration de pages de vente sont payantes. Néanmoins, elles offrent un mois pour l’essai et vous avez le temps d’évaluer le service… et pourquoi pas créer vous même une page de vente dans votre blog après la période d’essai si le service n’est pas convaincant.

landingpages

Les pages de vente sont souvent associées aux “landing page”, Ici Unbounce l’un des précurseurs des plateformes de conception de page de vente

landingexample

Quelques exemples de modèles de “landing pages” par Unbounce

Unbounce n’est pas seul sur le marché puisqu’on a Instapage, Hubspot, Leadpages, Wishpond et bien d’autres. Ces dernières plateformes sont plus complètes et ne se limitent pas seulement à la conception de votre page de vente mais permettent de faire des tests pour observer le comportement des visiteurs sur votre page, afin que vous puissiez faire des ajustements ou des modifications. Comme quoi c’est un marché déjà mature aux Etats-Unis.

Seulement, si vous n’avez pas 49 dollars au moins par mois à offrir à Unbounce pour une page de vente professionnelle, mieux vaut opter à créer vous même votre page de vente. Les raisons ne manquent pas pour se consoler : “avant Unbounce, on vendait“, “c’est pas le design qui vend, mais la qualité et la valeur ajoutée du produit“,….etc. Une fois la page créée, il va falloir réfléchir au contenu de cette page. C’est pour cela que nous allons décomposé ce qu’est une page de vente aujourd’hui sur le Net.

En règle générale, une page de vente a cinq (05) éléments que je vais présenter en l’illustrant avec l’exemple d’une page de vente d’un livre :

  • La proposition unique de vente, qui porte le titre de l’offre, un sous-titre pour renforcer l’offre et une courte phrase pour introduire l’offre, ce qu’on appelle communément l’accroche.

titlelandingpage

L’accroche du livre d’Unbounce avec un titre et le sous-titre qui renforce ce qui est annoncé dans le titre

  • L’image ou la vidéo de l’offre. Ici, on présente l’image du produit ou une vidéo qui parle du produit.

  • Les bénéfices de l’offre, qui présente sommairement en liste les bénéfices de l’offre. Que va bénéficier le lecteur à la fin de votre livre ?

  • Les preuves : on peut présenter ici les preuves sociales comme les références, témoignages, recommandations, citations de presses,…etc mais aussi les indicateurs de confiance comme l’image d’un antivirus pour la sécurité, une image de cadenas, une garantie de remboursement…

  • Un appel à l’action : il s’agit le plus souvent d’un bouton en couleur qui motive l’action. L’objectif de la page de vente est de vous faire cliquer sur ce bouton.

LandingBook0

L’image au centre, les bénéfices à gauche et l’appel à l’action à droite pour le livre d’Unbounce

preuves

Une méthode de preuve : vous citez les médias ou journaux ayant parlé votre produit. Ici avec le livre de Paddy Moogan

preuves2

Une autre méthode de preuve : recueillir les témoignages. Ici avec le livre de Paddy Moogan

preuves03

Un indicateur de confiance qu’on retrouve le plus souvent proche des boutons à cliquer pour engager la procédure d’achat. Ca rassure le client. Les anglo-saxons appellent ces signes les “trust seals”

Dans tous les cas, ces exemples sont fournis uniquement pour booster votre imagination. Le plus important est de se mettre à la place du client. Imaginez les questions que vous vous posez lorsque vous voulez faire un achat. Et une page de vente à haut taux de conversion en ressortira. Si vous avez un blog sous WordPress hébergé, vous pouvez avoir les mêmes services qu’offre Unbounce à partir d’un plugin gratuit. Pour les autres, ce sera du payant ou du DIY (Do It Yourself, Fais ça toi même).

landingwordpress

Un plugin gratuit WordPress pour intégrer une landing page dans votre blog WordPress

Une page de vente ne convertit que les visiteurs qui la lisent effectivement. Ce qui veut dire que vous devez drainer du monde vers votre page de vente. C’est le but poursuivi par la promotion que nous allons maintenant aborder.

La promotion

L’ebook d’iThemes nous prévient que si vous vendez 100 copies de votre livre, vous êtes dans le top 20% des auteurs. C’est-à-dire qu’il n y a que 20% des auteurs qui réussissent à vendre 100 copies et plus.

La vente d’un produit de votre blog est égale au nombre de visiteurs de votre blog multiplié par le taux de conversion.

Ventes = Nombre de visites × Taux de conversion

Nombre de visites = Audience de votre blog, donc Ventes = Audience de votre blog × Taux de conversion

Si vous avez une audience de 10 000 visites mensuelles et qu’on retient le taux de conversion statistiquement observé de 2%, on est à 200 unités de vente. Si vous voulez augmenter vos ventes, il faudra jouer sur l’un des paramètres de la fonction de vente. La promotion du produit joue sur l’audience afin d’augmenter les ventes. En clair, promouvoir un produit c’est élargir l’audience du produit. Il n’y a pas de règle ou de méthodes standard pour promouvoir un produit, seule votre imagination est la limite. Nous allons juste lister quelques astuces :

  • La captation de l’audience d’autres blogs : les blogueurs proposent un article à d’autres blogs influents à la sortie de leur livre. On observe le plus souvent cette stratégie de plusieurs auteurs dans la publication de leur livre. Des articles résumant le livre ou abordant les thèmes du livre sont publiés dans des blogs à forte audience ou influents. Ainsi, cette exposition temporaire à une nouvelle audience permet de disposer d’un surplus d’audience qui peut être converti en ventes.

webentrep

Ici le blog d’Aurélien Amacker qui autorise les articles invités

  • Les partenariats avec d’autres blogueurs influents : ici, vous établissez un partenariat gagnant-gagnant avec d’autres blogueurs influents en leur proposant une commission au cas où les ventes passeraient par leur blog ou leur liste d’abonnés email. C’est aussi une stratégie qu’on observe le plus souvent.

  • Payer une campagne de mots-clés pour mieux exposer votre livre : Ici, vous achetez des mots-clés des moteurs de recherche par exemple par Google Adwords pour permettre à Google d’afficher en première page et en priorité les liens vers votre produit lorsqu’un internaute fait une recherche sur un mot-clé. On peut toujours contourner cette voie en publiant des articles dans votre blog avec ciblage de mot-clé par Google Keyword Planner, l’outil de planification de mot-clé de Google.

binggads

Bing Ads pour gérer vos campagnes par mots-clés à partir des moteurs de recherche de Google et Yahoo. Vous pouvez aussi opter pour Google Adwords qui gère vos campagnes par le moteur de recherche Google.

  • Engager une campagne de promotion sur les réseaux sociaux : Créer une Fan page à Facebook, un compte Twitter dédié, un compte Google+, Pinterest, Instagram, Tumblr, Youtube,…etc. Il y a toujours des groupes qu’on peut cibler dans ces réseaux sociaux, par exemple en effectuant une recherche à Facebook sur les groupes qui peuvent être intéressés par votre livre, ou en faisant aussi une recherche par hashtags pour cibler certains utilisateurs de Twitter. Ou si on est moins enclin à passer cette corvée, passer à la caisse des régies publicitaires de ces réseaux sociaux.

twitbiz

Pour ceux qui veulent la promotion payante sur Twitter.

  • Organiser un jeu-concours, offrir des bonus et cadeaux aux premiers acquéreurs,

  • Offrir gratuitement un long vrésumé du livre en libre téléchargement pendant une période pour susciter le buzz, des commentaires et autres retours. Mais le meilleur moyen de l’offrir gratuitement est de le proposer contre paiement d’un tweet par exemple et les plateformes proposant ce moyen d’échange existent. Ce qui fait que chaque téléchargement de votre résumé de livre génère un tweet avec un lien, ce qui entraine une diffusion large et crée du buzz et des commentaires.

paiwithtweet

la plateforme PayWithATweet où vous “vendez” votre livre contre un tweet. Idéal pour une promotion

Tous ces exemples ne sont pas exclusifs. Les blogueurs rivalisent d’imagination pour trouver des solutions afin d’élargir l’audience de présentation de leur produit.

Qu’on ne vous trompe point. Il y a des personnes qui vous font croire qu’une fois votre livre publié, vous allez crouler sous les ventes. C’est totalement faux. La promotion de votre livre vous consommera au minimum deux fois l’énergie dépensée pour écrire le livre. Pensez, au minimum, à promouvoir votre livre auprès :

  • des amis et des connaissances : le bouche à oreille reste encore une méthode autorisée pour la promotion.

  • des réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Google+, LinkedIn,…etc.

Et surtout, créez un blog à WordPress ou à Blogger : c’est gratuit. Avec une plateforme de blog, vous pouvez aborder les thèmes proches de votre livre. Et je vous assure que ce sera un travail de longue haleine.

Voilà ainsi clôturé les étapes de publications d’un livre. C’est tout un processus qui n’est pas du tout facile. Don Murray pouvait diviser cette phase en 3 (pré-écriture, écriture et révision) puisqu’à l’époque où il écrivait cet article, au début des années 80, on passait par un éditeur pour publier le livre. L’éditeur se chargeait de faire la couverture du livre, de fixer le prix, faire les mises en page, corrections et révision, de gérer la distribution du livre dans les points de vente et d’en assurer la promotion.

Aujourd’hui, avec l’informatique qui a permis la déconnection du contenu avec le support, et surtout la diffusion de la publication indépendante, vous pouvez vous retrouver à exécuter vous-même toutes ces tâches, avec plus ou moins de réussite. Cela ne veut pas dire que les éditeurs sont morts. Les éditeurs continuent toujours à faire leur travail, avec la réduction de vos marges. Avec la publication indépendante, vous avez plus de marges mais votre temps est consommé. Même en déléguant, vous devez contrôler. Dans tous les cas, vous serez soumis à l’arbitrage entre qualité et marges.

Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire pour écrire et publier un livre.

JESUSPAD001 « Le Secret des Blogueurs Qui S’enrichissent » déjà disponible à AMAZON