Mes Mentors actuels : Robert Greene, Michel Volle, Jacques Bouveresse & Nicholas Nassim Taleb

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Un adage que j’ai plusieurs fois écouté en visionnant les films d’arts martiaux, le plus souvent de production asiatique, affirmait qu’un “disciple finissait toujours par rencontrer un maitre une fois prêt”. Cela veut dire que vous allez toujours rencontrer des personnes dont vous épousez sans le vouloir les conceptions du monde, l’approche dans l’interprétation des évènements, ou la philosophie de vie…etc. C’est pour cela que l’exercice biographique ne peut se départir de l’étude de la filiation intellectuelle.

Pour ma part, à force de lire, je n’ai pour le moment pu dénicher que 4 auteurs donc j’estime avoir le devoir de collecter tous les travaux afin de les lire et relire car ils constituent des boussoles pour ma pensée. Il s’agit de Robert Greene, Michel Volle, Jacques Bouveresse et Nicholas Nassim Taleb.

Robert Greene, je l’ai découvert à travers son livre “The 48 Laws of Power” et j’ai apprécié l’approche de cet auteur. Et depuis, je suis en pleine lecture de “The Art of Seduction”. J’aurai aimé lire ses livres quand j’étais plus jeune…Ce sont des trésors de sagesse.

Michel Volle, je l’ai découvert à partir de son blog personnel et surtout lors de la publication de son livre “De l’informatique”. Abonné à son blog, je lis religieusement chacune de ses publications. A travers son cas, j’ai pu comprendre que les bonnes idées ne se suffisent jamais à elles seules. Il faut penser aux canaux pour les diffuser. Depuis des années que ce monsieur présente de bonnes analyses sur cette nouvelle révolution “industrielle”, il en est réduit à se répéter chaque année en collectant chaque jour des faits nouveaux pour étayer cette intuition qui n’en est plus une aujourd’hui, au regard des possibilités que nous découvrons chaque jour avec l’informatique qui transforme tous les pans entiers de l’économie.

Jacques Bouveresse est un auteur que j’ai découvert à l’occasion de la controverse née lors de la sortie du livre Impostures intellectuelles d’Alan Sokal et Jean Bricmont, controverse où il n’était pas facile de séparer la raison de l’émotion. La balance penchait beaucoup plus du côté de l’émotion et Jacques Bouveresse par son livre Prodiges et vertiges de l’analogie avait, à mon sens, équilibré les choses en y apportant un peu plus de raison. De là, j’ai pu balayer ces publications et c’est naturellement à travers lui que j’ai découvert la philosophie analytique. Tradition, doctrine ou méthode, c’est un style philosophique que j’apprécie naturellement, loin des styles que j’ai rencontré lors de mes études qui confinaient le plus souvent, de mon point de vue, à un exercice de jeu de mots…Malheur à vous si vous osez interroger le sens de ces textes. Qui êtes vous donc pour douter de ce grand philosophe? Je ne suis pas sûr que certains philosophes seraient d’accord avec la façon de présenter et d’enseigner leurs pensées. A l’observation, on serait tenté de préférer l’exégèse biblique. Heureusement, la philosophie analytique a été ma porte de sortie.

J’ai découvert Nicholas Nassim Taleb lors de la sortie de son livre à succès “The Black Swan : The Impact of the Highly Improbable” suivi de “Antifragile: Things that Gain from Disorder”. Les essais de Nassim Taleb sont intéressants pour vous donne une autre perspective dans votre regard des évènements, pour voir les choses différemment.

Un maitre n’apprend pas grand chose au disciple. Il permet au disciple d’établir des connexions entre des éléments qui semblaient disparates et confus dans son esprit. En lui offrant le fil d’Ariane qui permet de lier ses expériences diverses, il permet au disciple d’entrevoir un sens au chemin parcouru jusqu’alors. Ce qui lui permettra ainsi de tracer sa propre voie.

Ces quatre auteurs donnent un sens à des intuitions qui fourmillaient à l’intérieur de moi, intuitions nées de diverses expériences vécues. Leurs écrits s’accordent parfaitement avec ma posture actuelle. Cela ne veut pas dire que j’épouse toutes leurs idées. Mais je trouve toujours du plaisir à les lire. Car la lecture est une partie de plaisir et non une corvée comme certains livres veulent le soumettre. On invoque souvent la profondeur des idées d’un livre pour justifier cette corvée mais détrompez vous. La plupart du temps, ce n’est souvent pas le cas. La plupart des classiques, d’Adam Smith, Pascal, Rousseau, Descartes et autres, sont des livres très faciles à lire : on y trouve du plaisir. Prenez la peine de télécharger ces classiques sur le site des Classiques des Sciences Sociales. Et vous verrez qu’on n’a pas besoin de singeries dans les mots pour présenter de puissantes idées. Même le livre de Keynes, qui a révolutionné les sciences économiques, est facile à lire.

Si vous ne trouvez aucun plaisir à lire un livre, rangez-le tout simplement. La vie est trop courte pour se plier aux caprices de certains auteurs.

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