Echec…et Mat!

Cela fait plus d’un an que j’ai mis en place ce blog, ceci afin d’aider, accompagner tous ceux qui voulaient ouvrir un blog et surtout, gagner des revenus grâce à un blog. J’étouffais de voir certaines personnes recycler de l’information disponible et gratuite en “formations” et surtout les vendre à prix d’or. Mais c’était sans compter sur un principe de base : les Hommes pour la plupart aiment bien être accompagné dans un territoire qu’ils ne maîtrisent, ceci pense-t-il, pour faire le moins d’essais et erreurs possibles. Oubliant à l’évidence que tous ces blogueurs formateurs trainent derrière eux des années d’essais et d’erreurs.

J’observais aussi une diabolisation croissante du travail sur le web venant de plusieurs blogueurs. Et à travers cela, ils vendaient un style de vie qui, dans l’imaginaire, anime naturellement tout être humain. Tout le monde rêve de ne plus être soumis aux difficiles horaires de boulot, tout le monde rêve de ne plus travailler, de gagner d’énormes sommes d’argent, de passer plus de temps à la plage, en famille et surtout de faire vraiment ce que l’on aime comme activité. Je le répète, cela trône dans l’imaginaire de chacun. Pour arriver à leurs fins, ces blogueurs mettent en scène ce style de vie en présentant des photos où ils se pavanent à la plage et présentent tout en bas une « formation » ou un « livre » où il sera question de vous montrer le « secret » qui leur a permis de se « libérer » de leur boulot et d’être « indépendant » financièrement.

J’ai tellement vu ces annonces et je dois l’avouer, cela m’a fait sourire au début, seulement au début. Et plus le temps passait, et plus je constatais que ces entrepreneurs de l’imaginaire florissaient dans leur business. Vous voyez les mêmes aujourd’hui et trois ans plus tard, vous les revoyez revendant leurs mêmes sauces, sans que personne ne se pose la question de savoir comment un secret diffusé n’a pas permis l’éclosion d’autres indépendants, d’autres « libérés » du boulot.

Je ne me suis pas seulement limité à l’observation. J’ai entrepris une enquête sur le sujet avec des preuves éclatantes de supercherie avec un billet intitulé “La vente de rêve : décryptage d’une arnaque par un cas pratique”. Ce billet a été de loin le plus visité de mon blog.

Cette exploitation de la volonté de tout un chacun d’être indépendant financièrement et professionnellement n’est pas isolée. Dustin Moskovitz, co-fondateur de Facebook, a commis tout un article intitulé “Good and Bad Reasons to Become an Entrepreneur” qui m’a marqué, tant ce qui est décrit est conforme à la réalité, loin des stéréotypes lus ici et là. De quoi est-il question dans cet article?

Dans cet article, Dustin Moskovitz qu’on ne présente plus puisqu’il est non seulement co-fondateur de Facebook, mais aussi co-fondateur ou fondateur d’autres startups, relève un phénomène qui l’a surpris. Dans l’imagerie populaire, on associe souvent le statut d’entrepreneur avec la séduction, le succès, la flexibilité au niveau de l’emploi du temps, la richesse, la stature du grand boss,..etc. Et il fait porter la responsabilité de cette imagerie populaire aux médias, qui à travers les reportages faits sur certains succès, ne présentent qu’un côté reluisant alors qu’il n’en est rien. Et tout au long de l’article, il met en garde de jeunes entrepreneurs qui pensent trouver richesse, flexibilité, succès et autres dans l’entreprenariat de réfléchir à deux fois avant de s’y lancer. L’auteur est bien placé pour le dire. Et il affirme même, preuves à l’appui, que cette richesse, cette flexibilité ou ce succès tant recherché, on peut les obtenir même en étant salarié d’une grande entreprise.

Pour ma part, je constate avec effarement que plusieurs blogueurs professionnels suivent la même voie des médias que dénoncent Dustin Moskovitz : ils encensent l’activité de blogging au point de demander à certains d’abandonner leur boulot pour s’y consacrer à plein temps. Et vous verrez plein d’interviews pullulés sur Internet, des photos de plage, d’hôtels, de demeures paradisiaques. Et certains crédules d’y croire. Seulement, plusieurs vous présentent ce tableau idyllique avec un seul et unique conseil : souscrivez à leurs formations. Grâce au fric ainsi gagné, ils pourront multiplier les escapades avec photos et appâter d’autres crédules. La chaine est ainsi bouclée.

Croyez moi, le phénomène n’a pas baissé. Plusieurs continuent de se faire appâter. Tous ces blogueurs formateurs inscrivent toujours dans les mentions légales de leur site une clause de non responsabilité quant aux gains promis. Ils vous promettent le changement mais ne sont pas responsables si le changement n’arrivent pas. On invoquera plusieurs facteurs le moment venu comme par exemple le fait que vous n’ayez pas appliquer scrupuleusement les conseils ou que vous l’ayez fait trop tard…Les raisons ne manqueront pas. Vous êtes gagnant à tous les coups à ce jeu : vos promesses vous procurent un gain, et la clause de non responsabilité vous dédouane s’il n y a pas gain.

Donc, mon but était principalement de dissuader ceux qui veulent laisser tomber le boulot pour le blogging de ne surtout pas le faire. Le blogging est important, moi même j’y suis dedans. Mais cela doit être fait de façon réfléchie sans prévision de revenus. Laissez vous surprendre par le meilleur que d’être surpris par le pire.

Je pense que j’ai fait de mon mieux à ce jeu. Et à présent, après plus de 6 mois d’absence, je souhaite passer à autre chose.

En effet, depuis le 03 Juin 2015, je n’ai pas publié de billet dans ce blog. Tous ces 6 derniers mois, je l’ai mis à contribution pour me préparer à une autre expérience en ajoutant un cran au dessus de ce que j’ai eu à faire jusqu’ici. J’ai décidé de passer à un blog personnel avec domaine personnalisé, www.dpetga.com. Cette nouvelle adresse me permettra d’injecter de nouvelles expériences. Ce blog en a été une, l’expérience de 2015. www.dpetga.com portera l’expérience de 2016.

Pour ceux qui veulent se lancer dans le blogging, je vous conseille de lire cet article, “Content, Shares, and Links: Insights from Analyzing 1 Million Articles”. Cela pourrait aider dans la définition du format des articles à publier et surtout réduire le risque de mort prématuré de votre blog.

Je termine en vous remerciant pour le soutien tout au long de cette aventure. N’hésitez pas à vous lancer dans de projets pour la nouvelle année, que ce soit en lançant un blog, en écrivant un livre, une app ou autres. Ce n’est pas toujours le résultat qui compte, l’expérience qu’on gagne par les différentes approches testées pour atteindre ce résultat compte aussi. Même si on n’obtient pas le succès escompté, cette expérience peut être utile dans un autre domaine.

Bonne et Heureuse Année 2016.

Le 2ème bloc du business model d’Alexander Osterwalder : L’OFFRE ou PROPOSITION DE VALEUR

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Nous avons abordé Lundi le premier bloc du business model d’Alexander Osterwalder, les segments de clients, que vous pourriez retrouver ici. Aujourd’hui, nous allons parler du 2ème bloc qui porte sur l’Offre ou proposition de valeur.

Cette présentation s’appuie intégralement sur le livre “Business Model Generation : A Handbook for Visionaries, Game Changers, and Challengers d’Alexander Osterwalder et Yves Pigneur.

La proposition de valeur est la raison pour laquelle les clients se tournent vers une entreprise au lieu d’une autre. Elle résout le problème du client ou satisfait les besoins du client. Chaque proposition de valeur est constituée d’un ensemble de biens et/ou services qui adressent les attentes d’un segment spécifique de clients.

Certaines propositions de valeur sont innovantes et représentent une offre nouvelle ou disruptive. D’autres sont similaires aux offres existantes sur le marché avec des ajouts d’attributs ou de fonctions.

imageIci avec le MacBook d’Apple qui se présente plus petit, fin, léger et révolutionnaire dans ses fonctions. C’est une offre nouvelle mais pas disruptive, puisque le marché des ordinateurs portables est assez mature.

 

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Par contre, le 3ème modèle de la montre connectée d’Apple, la Watch Edition, me semble être une offre disruptive, pas les 2 premiers modèles qui évoluent dans un marché où les montres connectées étaient présentes depuis quelques années. La Watch Edition, avec son boitier en or 18 carats, est disruptive car elle s’introduit dans le marché des montres de luxe dominé largement par l’industrie horlogère suisse.

Les questions que doit se poser un entrepreneur ou un manager sont les suivantes :

  • Quelle est la valeur que nous délivrons au client?
  • Quel est l’un des problèmes du client que nous l’aidons à résoudre?
  • Quels sont les besoins du client que nous voulons satisfaire?
  • Quel est l’ensemble de produits et services que nous offrons à chaque segment de clients?

La valeur délivrée au client peut être quantitative ou qualitative.

Au rang de valeur quantitative, nous avons :

  • Le prix : offrir une proposition de valeur similaire à un bas prix permet de satisfaire les besoins de segments de clients sensibles au prix. Exemple : Ryanair avec ses prix low-cost; Nana (nouveau véhicule de Tata), journaux gratuits en ligne.

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Renault a lancé sa nouvelle citadine low-cost…La Renault Twid initialement destiné pour le marché indien mais qui pourrait apparaitre en Europe. Quand on voit le prix annoncé et qu’on compare au prix des gammes similaires, il y a de quoi comprendre l’engouement médiatique autour. Ce qui présage de sérieux remous dans le marché.

  • La rapidité du service : un temps d’attente réduit, une procédure simplifiée, ou des délais de traitement meilleurs que ceux de la concurrence ont plus de valeur.

image Ah oui! La restauration rapide avec McDonald’s…On préfère souvent ça à un restaurant où il faut attendre une trentaine de minutes pour voir quelque chose en sortir…

 

Au rang de valeur qualitative, nous avons :

  • Le design : bien qu’il soit difficile à mesurer, c’est un élément important dans la création de valeur. Exemple : Apple, montres suisses.

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A chacun son modèle avec les Apple Watch

  • La marque ou le statut : utiliser ou afficher une marque spécifique peut donner de la valeur à un client. Exemple : Rolex, Tag Heuer…etc.

image Une TAGHeuer ne se trouve sur un poignet lambda…

  • La qualité du service : une bonne écoute, une meilleure orientation, et une adéquation entre les attentes du clients et la perception du service valorisent toujours une offre.

image Qui bourderait du plaisir de séjourner dans une suite au HILTON ? Ici, une suite au HILTON Amsterdam

 

Comme éléments qui permettent de créer de la valeur, il peut aussi avoir :

  • la nouveauté : certaines propositions de valeur satisfont un ensemble nouveau de besoins non perçus tout simplement parce qu’il n’y a pas d’offres similaires. C’est le cas le plus souvent lié à la technologie. On se rappelle de l’iPod dans les années 2000 qui pouvait se prévaloir au moment de sa sortie de “nouveauté”.

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IKEA, qui en son temps, a révolutionné le mobilier et la décoration d’intérieur.

  • la performance : l’amélioration d’un produit ou de la performance d’un service crée de la valeur. Exemple : secteur du PC.

image La dernière sortie de HP en PC…sans commentaire.

  • la personnalisation : adapter le produit ou service aux besoins spécifiques de clients individuels ou segments de clients créent de la valeur. Exemple : Luxe ou voitures personnalisées.

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Une entreprise qui fait dans le “tuning” des voitures… On retrouve aussi des entreprises qui font dans les services de personnalisation de la coque des téléphones

  • l’accessibilité : un produit ou service disponible pour des clients qui n’avaient pas accès à cela précédemment est un autre moyen de créer de la valeur. On retrouve cela dans les nouvelles technologies. Exemple : voyage dans l’espace.

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Virgin Galactic propose des voyages sur l’espace 

  • la réduction des coûts : aider un client à réduire ses coûts est un important moyen pour créer la valeur.

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Salesforce permet de réduire les coûts à travers l’automatisation des forces de vente et du CRM.

  • la réduction des risques : un produit ou un service qui permet de réduire les risques a plus de valeur pour un client. Exemple : garanties sur un produit.

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Comme vous pouvez le voir sur le site d’Amazon, ce téléphone propose 02 types de garanties qui sont même commercialisées.

  • l’assistance dans l’exécution du travail : la valeur peut être créée en aidant le client à exécuter facilement ses tâches.

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Rolls-Royce loue ses moteurs aux compagnies aériennes et aident ainsi ses entreprises à effectuer leurs opérations sans soucis.

  • Le confort ou l’ergonomie : réaliser, faire les choses plus confortables ou faciles d’utilisation peut créer une valeur substantielle. Exemple : Windows.

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Qui peut douter du confort d’une Mercedes ?

Nous allons aborder un autre bloc dans le prochain billet.

Le 1er bloc du business model d’Alexander Osterwalder : LES SEGMENTS DE CLIENTS

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Après trois mois d’absence, je reviens à ce blog plus motivé qu’avant. Il m’a fallu tout ce temps pour définir une nouvelle organisation de mon travail, une nouvelle gestion du temps. Il n’est pas facile d’avoir un boulot à temps plein qui vous consomme toute l’énergie du matin au soir et d’assurer une publication quotidienne pour un blog comme je l’ai fait jusque là. D’ailleurs, j’ai dû me résoudre à réviser cette fréquence de publication en me limitant à publier maintenant 3 fois par semaine : les Lundi, Mercredi et Vendredi. Réduire en quantité pour upgrader en qualité, tel a été le moteur de cette révision.

Il faut dire que l’organisation de mon travail, de mon temps et de mes recherches était exclusivement basée sur Microsoft OneNote, ce petit logiciel gratuit fort utile qui captait toutes mes idées, mes intuitions, mes projets et autres. Seulement, après une revue du site “The Secret Weapon Manisfesto” associée aux vidéos présentes sur ce site, j’ai dû basculer toute une bonne partie de mes notes à Evernote, séduit par la puissance de son système de tagging qui permet de se retrouver assez facilement dans les multiples notes qu’on peut générer en moins de temps.

Et je vous conseille de revoir votre organisation régulièrement, même s’il faut mettre 6 mois pour vous réviser, faites-le. C’est important pour ne pas sombrer dans l’indiscipline et l’improvisation qui, tôt ou tard, vous conduisent à abandonner vos tâches. Revenons donc à notre blogging habituel.

J’ai abordé dans un précédent billet le concept de business model selon Alexander OsterWalder. Sa représentation en 9 blocs a contribué à sa popularité.

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Je vais donc aborder aujourd’hui le premier bloc de cette représentation qui est « Customer Segments« , traduit par Segments de Clients. Cette présentation s’appuie intégralement sur le livre “Business Model Generation : A Handbook for Visionaries, Game Changers, and Challengers d’Alexander Osterwalder et Yves Pigneur.

Le client est le cœur de tout business model. Sans clients, aucune entreprise ne peut survivre.

Une organisation sert un ou plusieurs segments de clients. Dans le but de mieux satisfaire ses clients, une entreprise peut les regrouper en segments différents avec des besoins communs, des comportements communs ou d’autres attributs.

Une organisation peut prendre une décision consciente par rapport aux segments qu’ils désirent servir et les segments qu’elle peut ignorer.

Les groupes de clients représentent des segments distincts quand :

  • Leurs besoins demandent et justifient une offre distincte,

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Les différentes offres de l’hébergeur 1&1 cible des segments distincts, l’offre « Starter » doit cibler les particuliers et les très petites entreprises, tandis que les offres « Basic » & « Unlimited » ciblent les PME et les professionnels exigeants.

  • Ils sont servis par des canaux différents de distribution,

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Apple a des magasins répartis dans plusieurs pays, les « Apple Retail Store » où vous pouvez vous rendre pour acquérir leurs produits…De même vous pouvez commander leurs produits en ligne à travers leur boutique en ligne « Apple Store » et dans de nombreux sites de vente en ligne. Le magasin est un canal de distribution, le site internet en est un autre.

  • Ils demandent des types différents de relation clientèle,

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Nous avons ici une relation clientèle par guichet et par DAB (distributeur automatique de billets). On peut faire une segmentation…

  • Ils ont substantiellement des profitabilités différentes,

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Alfresco, logiciel pionnier de la gestion des contenus, offre 2 éditions de son logiciel, une version “Community” gratuite, et une version “Enterprise” payante.

  • Ils sont prêts à payer pour les différents aspects ou déclinaisons de l’offre.

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l’iPad AiR 2 et ses différentes déclinaisons « finition », « capacité » et « connectivité »

En tant qu’entrepreneur ou manager, on doit toujours se poser deux questions :

  • Pour qui nous créons de la valeur?
  • Qui sont nos plus importants clients?

Il y a différents types de segments de clients :

  • Le marché de masse : ici, on cible un large groupe de clients qui ont des besoins et des problèmes similaires. Exemple : les entreprises de téléphonie ou les entreprises de vente de produits de consommation.

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Les produits Coca-Cola ciblent un large public

  • La niche : ici, on choisit des clients spécifiques, spécialisés. Exemple : les entreprises qui opèrent dans le luxe.

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Les montres ROLEX ciblent une clientèle particulière : les classes aisées…

  • Le marché segmenté : ce sont des segments proches mais ayant des problèmes et besoins variés. Exemple : Aumund avec ses convoyeurs.

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Aumund avec ses convoyeurs peut desservir aussi bien les cimenteries (transport de clinker ou calcaire) ou les entreprises minières (convoyage de minerais), même les entreprises brassicoles (convoyage des bouteilles de bières). Ce sont des segments de clients proches puisque le but est le transport d’une charge, mais avec des problèmes et besoins variés.

  • Le marché diversifié : ici, ce sont des segments clients non liés, avec des problèmes et des besoins différents. Exemple : Amazon (vente au détail & cloud)

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AMAZON a des clients pour la vente de produits au détail et AMAZON WEB SERVICES a des clients pour le cloud… Les premiers veulent acquérir un produit tandis que les seconds veulent une plateforme d’hébergement de leurs applications et services web.

  • Les marchés bifaces : ici, on sert 2 ou plusieurs segments interdépendants de clients. Exemple : VISA qui a besoin d’une large base de détenteurs de cartes et une large base de commerçants et entreprises acceptant ces cartes. De même, une entreprise comme Google a besoin de plusieurs utilisateurs pour pouvoir attirer des annonceurs (pour leur vendre de la publicité).

image VISA a deux segments de clients : le client détenteur de la carte et le client “banque” qui a un distributeur acceptant cette carte.

 

image Google a besoin de plus d’utilisateurs pour son moteur de recherche, afin de pouvoir attirer le maximum d’annonceurs pour la vente de mots clés…Il est naturel pour Red Bull d’acheter ce mot clé au leader des moteurs de recherche. Si vous faites la même recherche sur le moteur de recherche de Microsoft BING, vous ne verrez aucune annonce publicitaire. Par contre, si vous faites une recherche avec le mot-clé “FORD” du nom du constructeur automobile sur BING et GOOGLE, vous verrez les annonces publicitaires apparaître sur les 2 moteurs de recherche.

Nous allons continuer pour le prochain billet avec le 2ème bloc du business model d’Alexander Osterwalder : la proposition de valeur.

Mes Mentors actuels : Robert Greene, Michel Volle, Jacques Bouveresse & Nicholas Nassim Taleb

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Un adage que j’ai plusieurs fois écouté en visionnant les films d’arts martiaux, le plus souvent de production asiatique, affirmait qu’un “disciple finissait toujours par rencontrer un maitre une fois prêt”. Cela veut dire que vous allez toujours rencontrer des personnes dont vous épousez sans le vouloir les conceptions du monde, l’approche dans l’interprétation des évènements, ou la philosophie de vie…etc. C’est pour cela que l’exercice biographique ne peut se départir de l’étude de la filiation intellectuelle.

Pour ma part, à force de lire, je n’ai pour le moment pu dénicher que 4 auteurs donc j’estime avoir le devoir de collecter tous les travaux afin de les lire et relire car ils constituent des boussoles pour ma pensée. Il s’agit de Robert Greene, Michel Volle, Jacques Bouveresse et Nicholas Nassim Taleb.

Robert Greene, je l’ai découvert à travers son livre “The 48 Laws of Power” et j’ai apprécié l’approche de cet auteur. Et depuis, je suis en pleine lecture de “The Art of Seduction”. J’aurai aimé lire ses livres quand j’étais plus jeune…Ce sont des trésors de sagesse.

Michel Volle, je l’ai découvert à partir de son blog personnel et surtout lors de la publication de son livre “De l’informatique”. Abonné à son blog, je lis religieusement chacune de ses publications. A travers son cas, j’ai pu comprendre que les bonnes idées ne se suffisent jamais à elles seules. Il faut penser aux canaux pour les diffuser. Depuis des années que ce monsieur présente de bonnes analyses sur cette nouvelle révolution “industrielle”, il en est réduit à se répéter chaque année en collectant chaque jour des faits nouveaux pour étayer cette intuition qui n’en est plus une aujourd’hui, au regard des possibilités que nous découvrons chaque jour avec l’informatique qui transforme tous les pans entiers de l’économie.

Jacques Bouveresse est un auteur que j’ai découvert à l’occasion de la controverse née lors de la sortie du livre Impostures intellectuelles d’Alan Sokal et Jean Bricmont, controverse où il n’était pas facile de séparer la raison de l’émotion. La balance penchait beaucoup plus du côté de l’émotion et Jacques Bouveresse par son livre Prodiges et vertiges de l’analogie avait, à mon sens, équilibré les choses en y apportant un peu plus de raison. De là, j’ai pu balayer ces publications et c’est naturellement à travers lui que j’ai découvert la philosophie analytique. Tradition, doctrine ou méthode, c’est un style philosophique que j’apprécie naturellement, loin des styles que j’ai rencontré lors de mes études qui confinaient le plus souvent, de mon point de vue, à un exercice de jeu de mots…Malheur à vous si vous osez interroger le sens de ces textes. Qui êtes vous donc pour douter de ce grand philosophe? Je ne suis pas sûr que certains philosophes seraient d’accord avec la façon de présenter et d’enseigner leurs pensées. A l’observation, on serait tenté de préférer l’exégèse biblique. Heureusement, la philosophie analytique a été ma porte de sortie.

J’ai découvert Nicholas Nassim Taleb lors de la sortie de son livre à succès “The Black Swan : The Impact of the Highly Improbable” suivi de “Antifragile: Things that Gain from Disorder”. Les essais de Nassim Taleb sont intéressants pour vous donne une autre perspective dans votre regard des évènements, pour voir les choses différemment.

Un maitre n’apprend pas grand chose au disciple. Il permet au disciple d’établir des connexions entre des éléments qui semblaient disparates et confus dans son esprit. En lui offrant le fil d’Ariane qui permet de lier ses expériences diverses, il permet au disciple d’entrevoir un sens au chemin parcouru jusqu’alors. Ce qui lui permettra ainsi de tracer sa propre voie.

Ces quatre auteurs donnent un sens à des intuitions qui fourmillaient à l’intérieur de moi, intuitions nées de diverses expériences vécues. Leurs écrits s’accordent parfaitement avec ma posture actuelle. Cela ne veut pas dire que j’épouse toutes leurs idées. Mais je trouve toujours du plaisir à les lire. Car la lecture est une partie de plaisir et non une corvée comme certains livres veulent le soumettre. On invoque souvent la profondeur des idées d’un livre pour justifier cette corvée mais détrompez vous. La plupart du temps, ce n’est souvent pas le cas. La plupart des classiques, d’Adam Smith, Pascal, Rousseau, Descartes et autres, sont des livres très faciles à lire : on y trouve du plaisir. Prenez la peine de télécharger ces classiques sur le site des Classiques des Sciences Sociales. Et vous verrez qu’on n’a pas besoin de singeries dans les mots pour présenter de puissantes idées. Même le livre de Keynes, qui a révolutionné les sciences économiques, est facile à lire.

Si vous ne trouvez aucun plaisir à lire un livre, rangez-le tout simplement. La vie est trop courte pour se plier aux caprices de certains auteurs.

Le dilemme du bon employé en entreprise ou comment les meilleurs arrivent à se faire vite virer

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Plus vous faites du bon travail, plus vous avez de travail et moins vous faites du bon travail à la fin.

N’avez-vous pas eu à constater ou à vivre ce fait en entreprise ou dans la vie?

Vous venez d’être embauché et vous faites du bon travail, vos délais sont toujours tenus, votre copie parfaite. Et la hiérarchie vous apprécie. Que se passe-t-il après? La conséquence est simple : plus de dossiers vous sont affectés par la hiérarchie tout simplement parce que sensibles, cette hiérarchie attend encore de bons résultats comme vous avez l’habitude de le faire. Et si vous réussissez encore à relever ce défi, à la suite, de plus en plus de dossiers vous sont affectés. Vous croulez sur les dossiers, vous vous battez à la mesure de ce que vous êtes tout simplement malgré votre énergie et vos talents : un homme.

Et un homme a toujours une limite. Vous arbitrez entre les dossiers et évacuez autant que vous le pouvez ce que vous jugez important ou urgent. On vous félicitera aujourd’hui pour la réussite de tel ou tel dossier mais demain, on vous tirera les oreilles pour l’arbitrage fait : pourquoi vous ne vous êtes pas investi sur tel dossier autant que l’autre, qui êtes-vous donc pour juger de l’importance ou de l’urgence de tel dossier par rapport à l’autre?

Et vous aurez vite fait d’énerver, d’embarrasser une partie de la hiérarchie, la partie qui n’a pas longue mémoire ou oublie vos prouesses d’hier. La partie dont la mémoire est moins courte, la minoritaire, vous pardonnera cette fois mais jamais 2 fois, en se disant que « ça peut arriver« , en balançant cet incident sur la malchance. Mais si ça arrive 2 fois, ce n’est plus la malchance, c’est vous.

En entreprise, il n y a pas de mémoire longue, encore moins moyenne. Compte tenu du nombre de dossiers sous vos mains, vous allez finir par faire une 2ème « erreur ». Cela est de trop! Vous n’êtes plus compétent, vous vous amusez maintenant. Vous êtes surpris et vous ne comprenez pas pourquoi on vous condamne alors que vous vous adonnez avec la même, sinon plus d’énergie qu’au départ. Pourquoi on vous cloue rapidement au piloris? Quelle ingratitude! Et c’est comme ça que vous engagez le chemin de la rébellion sourde qui vous mènera tôt ou tard à la porte.

Et c’est une fois hors de l’entreprise qu’on reconnaitra vos mérites. C’est pour cela qu’on observe souvent un employé se faire virer, et être rappelé après. Un employeur est toujours habitué à un indicateur qu’il juge bon et se satisfait quand on le dépasse. Si, une fois dans l’entreprise, vous levez la barre, il en voudra toujours plus. Et vous aurez toujours plus de pression, jusqu’à ce que vous finissiez par craquer. Et le découragement de l’employeur sera à la hauteur des attentes qu’il aura posé sur vous. Seuls les employés moyens font long feu, ceux qui se contentent juste de donner ce qu’on attend d’eux. Les excellents employés finissent à la porte, avec à la clé le mépris doublé de la joie de vos collègues qui voient ainsi aboutir des longs mois de refoulement d’une jalousie mal dissimulée.

Cette situation vaut aussi dans la vie personnelle. Plus vous donnez à un enfant, plus il en redemande. Vous avez donné le iPod? Il voudra le iPhone. Vous avez donné le iPhone, il voudra après le iPad… Si vous avez une compagne et vous lui offrez des bijoux? Il faudra aussi des sacs. Après les sacs? Des robes, des chaussures,…etc. Cette situation est vécue par plusieurs personnes qui ont l’impression que plus elles en donnent, plus on leur en redemande. Et ça finit toujours par une crise. Que faire face à cette situation?

Pour ma part, je règle le problème simplement : je ne donne jamais à 100% ce qu’on me demande. Vous allez dire que c’est trop facile ainsi dit. Probablement mais c’est la vérité. Devant une demande, je positionne toujours 2 options : soit elle n’est pas satisfaite entièrement à l’instant, soit elle est satisfaite mais pas au délai requis. Le but est de ne jamais jouer les super intelligents ou les super gentils…Bien sûr, avec cette approche, personne ne sera jamais satisfait, ni votre vis à vis, ni vous même. Votre employeur ne sera pas satisfait entièrement de vos résultats, votre compagne ne sera jamais entièrement satisfaite de vos démarches. Tant mieux, si cela vous permet de respirer un peu. C’est le prix à payer pour ne pas tomber dans cet engrenage qui finit toujours par vous asphyxier.

Semaine sabbatique consacrée à la lecture

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Il faut du temps pour mûrir la réflexion.

Cette semaine, aucun article ne sera publié. Je vais me concentrer à la lecture de 03 ouvrages :

Et le compte rendu sera fait dès la semaine prochaine, dès le 09 Mars. Et à la suite des comptes rendus, je m’attèlerais à faire une application pour le nouveau produit d’Apple, l’Apple Watch.

D’ici là, je vous conseille aussi de lire ces 3 ouvrages fort intéressants pour un entrepreneur.